Trente jours après la déclaration officielle de la 17e épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, les autorités sanitaires dressent un premier bilan de la riposte. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté lundi 15 juin un état des lieux de la situation épidémiologique lors d’un briefing presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon les dernières données consolidées, la RDC totalise désormais 808 cas confirmés de maladie à virus Ebola et 192 décès confirmés depuis le début de l’épidémie. Le ministre a également indiqué que 363 personnes se trouvent actuellement en isolement, soit parce qu’elles sont porteuses confirmées du virus, soit parce qu’elles sont considérées comme des cas suspects.
« Aujourd’hui, nous sommes à 808 cas confirmés et nous sommes à 192 décès confirmés. Nous avons actuellement 363 malades qui sont en isolement parce qu’ils sont confirmés ou parce qu’ils sont suspects. Nous avons aussi beaucoup de cas guéris. Nous sommes au-delà de 50 guéris officiellement », a déclaré Samuel Roger Kamba.
Le ministre a rappelé que, dès la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai dernier, trois zones de santé de la province de l’Ituri étaient déjà affectées. Il s’agit de Bunia, Rwampara et Mungwalu, cette dernière demeurant à ce jour l’épicentre de la flambée épidémique.
« Quand nous avons déclaré cette épidémie, il y avait déjà trois zones de santé qui étaient touchées : Bunia, Rwampara et Mungwalu. L’épicentre, c’était vraiment Mungwalu. Cela reste toujours Mungwalu le point le plus chaud et le plus critique de l’épidémie », a-t-il précisé.
Concernant la prise en charge médicale, le gouvernement se félicite d’une progression du nombre de patients guéris. Si les statistiques officielles faisaient état de 48 guérisons à la veille du briefing, plusieurs autres patients ont quitté les centres de traitement ces dernières heures.
« Officiellement, il y en a 48, mais je sais déjà qu’il y en a trois autres qui sont sortis aujourd’hui. Demain, il y en en aura encore d’autres qui vont sortir. Nous sommes donc au-delà de 50 guéris », a affirmé le patron de la santé en RDC.
Cette épidémie, causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, touche principalement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Face à l’évolution de la situation, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des malades, de recherche des contacts et de sensibilisation des populations afin de contenir la propagation du virus.
« Nous avons un taux de suivi que nous allons augmenter. Nous avons formé des relais communautaires. On en a formé 1200 et 1000 sont déjà déployés. Et en début juillet on va être autour de plusieurs milliers de relais communautaires, c’est eux qui vont de famille en famille, de groupement en groupement pour rapporter tous les cas qui sont dans les communautés », a expliqué Roger Kamba, ministre de la Santé, lors d’un briefing de presse organisé conjointement lundi soir à Kinshasa, avec Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, sur la mise à jour de la riposte contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo déclarée dans les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC).
La mise à jour de la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est et le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) abordée un mois après.
« Nous avons d’autres défis qui sont des défis logistiques, mais qui sont beaucoup moins importants pour l’instant parce que nous disposons d’enormement d’équipements, il faut les déployer à chaque fois. On a des défis mais la riposte avance. Elle avance et le nombre de décès, le nombre de cas que nous avons, est un élément qui nous montre que la riposte avance parce que nous allons chercher les gens dans la communauté », a déclaré Roger Kamba, ministre de la Santé.
Alors que la riposte entre dans son deuxième mois, le gouvernement congolais et ses partenaires restent mobilisés pour renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain et réduire le taux de mortalité lié à cette maladie hautement contagieuse.
HERVÉ KABWATILA




























































