La cheffe par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Vivian van de Perre, a reçu en audience Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance du fleuve Congo (AFC-M23), ce vendredi 13 février 2026 à Goma. Selon des sources proches des discussions, les échanges ont principalement porté sur le mécanisme de vérification et de suivi du cessez-le-feu en cours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une région en proie à des tensions persistantes depuis plusieurs décennies.
Cette rencontre intervient dans un contexte régional tendu, marqué par des initiatives diplomatiques multiples pour apaiser les conflits armés. L’Angola, pays voisin, a récemment proposé un cessez-le-feu, mais cette annonce semble semer la confusion au sein des acteurs impliqués. Ben Mbonimpa, secrétaire exécutif de l’AFC-M23, a réagi publiquement à cette proposition lors d’une déclaration recueillie par notre équipe, affirmant que le mouvement rebelle n’avait pas été informé des discussions angolaises.
« Nous ne sommes pas informés de ce qui se passe en Angola, nous sommes toujours respectueux de ce qui se fait à Doha et nous assumons toutes les responsabilités sur le processus de Doha. Ce qui se passe en Angola, nous n’étions pas invités et nous ne savons pas le contenu, et nous étions toujours d’accord pour le cessez-le-feu, plusieurs fois signé unilatéralement cette fois-là, c’était à Doha bien que Kinshasa continue à violer même aujourd’hui Kinshasa à violer le cessez-le-feu et nous avons signifié cela à la MONUSCO qui veut jouer le bon office en soutenant la paix dans la partie Est de la RDC », a déclaré M. Mbonimpa.
Le secrétaire exécutif de l’AFC-M23 a ainsi réaffirmé l’attachement de son mouvement au processus de négociations engagé à Doha, au Qatar, où des accords de cessez-le-feu ont été signés par le passé. Il a accusé les autorités de Kinshasa, la capitale congolaise, de violations répétées du cessez-le-feu, et indiqué que l’AFC-M23 avait saisi la MONUSCO pour intervenir en tant que médiateur neutre.
De son côté, la MONUSCO n’a pas encore commenté officiellement la rencontre, se limitant à confirmer l’audience sans entrer dans les détails. Cette initiative s’inscrit dans les efforts de l’ONU pour faciliter le dialogue entre les parties belligérantes dans l’est de la RDC, où des groupes armés comme l’AFC-M23 sont accusés de violences et de déplacements forcés de populations civiles. Les Nations unies rappellent régulièrement l’importance d’un cessez-le-feu durable pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et la reconstruction.
Cependant, la République démocratique du Congo a annoncé avoir pris acte de l’initiative de João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d’Angola, en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 13 février 2026, Kinshasa salue « les efforts constants de l’Angola » dans la recherche d’une solution pacifique au conflit qui affecte l’est du pays et, plus largement, l’équilibre sécuritaire régional.
Acceptation du principe d’un cessez-le-feu
Les autorités congolaises ont informé l’opinion nationale et internationale que le président de la République a accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans un esprit de responsabilité et d’apaisement. Cette décision s’inscrit, selon le communiqué, dans une dynamique de désescalade et de recherche d’une solution négociée.
Le cessez-le-feu s’appuie sur le mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha, au Qatar. Ce dispositif vise à garantir une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, grâce à un système structuré de suivi et de traitement des incidents.
HERVE KABWATILA






























































