Plusieurs arrestations auraient été enregistrées ces derniers jours dans les localités de Kasenga et Kashobwe, dans la province du Haut-Katanga, après la diffusion sur des écrans géants d’un message vidéo de l’opposant Moïse Katumbi appelant la population à s’opposer à un éventuel changement de la Constitution et à la tenue d’un référendum.
Selon des témoignages recueillis sur place, des éléments des forces de sécurité auraient été déployés dans ces zones peu après la diffusion de la vidéo. Un responsable local de Kashobwe, ayant requis l’anonymat, affirme que « des militaires ont été déployés et des arrestations organisées » à la suite de cet événement.
D’après les informations disponibles, le message de Moïse Katumbi, diffusé en langue locale, exhortait les populations du Haut-Katanga et du Lualaba à se mobiliser pacifiquement contre toute initiative visant à modifier la Constitution congolaise.
L’entourage du président du parti Ensemble pour la République a exprimé son incompréhension face à ces interpellations présumées. Ses proches estiment que ces événements interviennent dans un contexte marqué par les appels des autorités à un dialogue national inclusif destiné à favoriser l’apaisement politique dans le pays.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite concernant le nombre exact de personnes arrêtées ni les motifs retenus contre elles. Contactées par plusieurs médias, les autorités provinciales et les services de sécurité n’ont pas souhaité commenter ces allégations.
Cette situation ravive les tensions politiques dans le Haut-Katanga, province considérée comme l’un des principaux bastions de Moïse Katumbi, natif de Kashobwe et figure majeure de l’opposition congolaise.
Alors que le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue d’alimenter la scène politique nationale, les arrestations signalées à Kasenga et Kashobwe risquent d’accentuer les crispations entre le pouvoir et l’opposition, à quelques jours d’échéances politiques jugées sensibles par plusieurs observateurs.
HERVÉ KABWATILA



























































