Dans la soirée de ce lundi 20 avril 2026, plusieurs familles de déplacés internes originaires des provinces du Kivu poursuivent leur sit-in devant le gouvernorat du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. Malgré l’heure avancée, ces hommes, femmes et enfants dont certains nourrissons restent mobilisés pour réclamer une réponse urgente à leurs conditions de vie qu’ils jugent alarmantes.
Arrivés dès les premières heures de la journée, les manifestants dénoncent l’absence de prise en charge adaptée depuis leur arrivée à Lubumbashi. « Nous n’avons ni assistance suffisante, ni perspectives claires. Nous demandons simplement à être écoutés », a déclaré leur représentant, Paul Biamungu.
Selon ce dernier, plusieurs démarches ont été entreprises pour obtenir une audience auprès des autorités provinciales, sans succès jusqu’à présent.
Les manifestants affirment s’inscrire dans la continuité d’un appel lancé le 30 mars par Michel Kabwe, qui exhortait déjà les autorités à intervenir rapidement en faveur de ces populations vulnérables.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été rendue publique par le gouvernement provincial dirigé par Martin Kazembe. Ce silence prolongé illustre les difficultés auxquelles font face les autorités locales dans la gestion de la crise humanitaire liée aux déplacements internes.
Alors que la nuit s’installe sur la ville, la mobilisation des déplacés se poursuit, dans l’attente d’un signal des autorités.
Leur situation met en lumière l’urgence d’une réponse coordonnée pour répondre aux besoins immédiats de ces familles affectées par les conflits persistants dans l’est du pays.
HERVÉ KABWATILA































































