La situation préoccupante du centre d’hébergement des enfants en rupture de lien familial de Lukuni, situé à environ 25 kilomètres de Lubumbashi sur la route de Likasi, dans la province du Haut-Katanga, mobilise les autorités provinciales. Le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula, a mandaté la ministre provinciale du Genre, Famille et Enfant, Coco Lukengu Kanku, pour évaluer la situation sur le terrain.
Arrivée sur place vendredi 17 avril 2026, la ministre a été accueillie avec enthousiasme par les pensionnaires du centre, visiblement heureux de recevoir une délégation officielle.
Cette visite s’inscrit dans une démarche d’évaluation des conditions de vie et de prise en charge des enfants hébergés dans cette structure autrefois présentée comme un projet social majeur.
Sur le terrain, le constat dressé par la délégation est alarmant. Le centre Lukuni apparaît aujourd’hui dans un état de dégradation avancée : bâtiments délabrés, manque d’entretien, insuffisance de ressources et absence d’un encadrement adéquat.Les quelques enfants encore présents vivent dans des conditions jugées précaires, sans véritable suivi éducatif ni accompagnement social.
Au terme de la visite, la ministre a donné la parole à deux enfants afin qu’ils expriment directement les difficultés rencontrées au quotidien. Une démarche qui, selon elle, vise à mieux cerner les réalités vécues sur place.
Réagissant à ces témoignages, Coco Lukengu Kanku a promis de transmettre fidèlement les préoccupations recueillies au chef de l’exécutif provincial et de revenir avec des solutions concrètes dans un avenir très proche.
« Nous remercions le gouverneur de province, Son Excellence Martin Kazembe Shula, qui nous a dépêchés ici pour nous imprégner de la situation. Il tient à comprendre comment ces enfants sont pris en charge. Son regard est tourné vers la résolution des problèmes afin de favoriser leur réinsertion dans la société », a-t-elle déclaré.
La ministre a également exprimé sa vive inquiétude face aux conditions de vie observées, insistant sur l’urgence d’une intervention pour améliorer la prise en charge des enfants. Créé pour offrir une seconde chance aux jeunes en situation de vulnérabilité, le centre Lukuni semble aujourd’hui avoir perdu sa vocation initiale.
Financé au fil des années par différents gouvernements provinciaux, il souffre désormais d’un manque de gestion et de maintenance, soulevant des interrogations sur la responsabilité des autorités successives dans sa dégradation.
Face à cette situation, les attentes restent élevées. Les acteurs locaux espèrent des mesures rapides pour la réhabilitation du centre ou la mise en place d’alternatives viables, afin de garantir aux enfants un environnement sécurisé, digne et propice à leur développement.
HERVÉ KABWATILA





























































