La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a salué, ce lundi 20 avril 2026, les progrès enregistrés lors des récentes discussions tenues à Montreux, en Suisse, dans le cadre du processus de paix de Doha visant à stabiliser l’est de la RDC.
Dans un communiqué officiel, la Mission onusienne a qualifié ces avancées de « pas encourageants » vers une désescalade durable des tensions, notamment dans les zones affectées par les affrontements entre groupes armés et forces régulières. Elle a souligné que les échanges de Montreux témoignent d’une volonté renouvelée des parties prenantes à privilégier le dialogue politique.
« La MONUSCO accueille favorablement les progrès enregistrés à Montreux lors des pourparlers tenus du 13 au 18 avril 2026 entre les représentants du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), dans le cadre du processus de Doha, avec la facilitation du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, et avec la Suisse comme pays hôte. La MONUSCO note avec satisfaction les avancées vers la signature du Protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire, et encourage les parties à maintenir leur engagement afin de conclure rapidement cet accord, en vue de mettre fin aux souffrances des populations civiles affectées par le conflit. » Lit-on dans ce document publié ce lundi 20 avril 2026 dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd.
La Mission a également insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain, en particulier à travers le respect strict du cessez-le-feu. À cet effet, elle a réaffirmé sa disponibilité à soutenir la mise en place d’un mécanisme crédible de suivi et de vérification.
« La Mission se félicite également des engagements pris par les parties en faveur d’un accès humanitaire rapide, sûr, durable et sans entrave, dans le respect du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, ainsi que de la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants. Elle se réjouit aussi de leur engagement à préserver les moyens de subsistance et les infrastructures, afin de protéger les droits fondamentaux des populations et de faciliter le relèvement socio-économique. » Poursuit-il
Ces développements interviennent dans un contexte sécuritaire encore fragile dans l’est du pays, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences persistantes. L’ONU appelle ainsi l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à placer la protection des civils au cœur de leurs priorités.
« La MONUSCO encourage les parties à mener à terme les mesures de rétablissement de la confiance, notamment la libération et l’échange de détenus, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui contribue à ce processus conformément aux procédures établies. La Mission se félicite également de la signature du Mémorandum d’entente entre les parties (le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), permettant l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (MCVE+).
La Mission, qui a pris part aux discussions comme observateur, réaffirme l’importance d’un mécanisme crédible, transparent et opérationnel de suivi et de vérification du cessez-le-feu, afin de contribuer à la réduction des violences. Ce mécanisme contribuera à renforcer la protection des civils et à favoriser le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans l’est de la RDC. Conformément à son mandat, la MONUSCO se tient prête à appuyer, grâce à ses capacités logistiques et techniques, les premières missions de vérification du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (MSVC/COVM), dans le cadre du MCVE+, afin de soutenir la mise en œuvre des processus de paix en cours et les objectifs fixés par les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025). » Précise le document.
Le processus de Doha, soutenu par plusieurs partenaires internationaux, vise à instaurer un cadre de négociation durable entre les différentes parties en conflit. Les avancées de Montreux pourraient, selon les observateurs, constituer un tournant décisif, à condition qu’elles soient suivies d’effets concrets sur le terrain.
HERVÉ KABWATILA





























































