Face à l’insalubrité persistante, le chef de l’État a fait appel à l’un de ses fidèles collaborateurs en la personne du commandant du Service national, le lieutenant-général Kasongo Kabwik, pour présider une cellule spéciale chargée de nettoyer la capitale.
Lors de ses récentes visites d’inspection sur les chantiers et au marché central (Zando), Félix Tshisekedi a exprimé son indignation face aux immondices et à l’occupation anarchique qui persistent dans la ville malgré les efforts du gouvernement provincial.
Bien que le gouverneur Daniel Bumba ait présenté son Plan de résilience urbaine et d’assainissement, des directives présidentielles récentes avaient déjà recadré l’Hôtel de Ville. Le président exigeait plus de rigueur, notamment pour stopper les démolitions anarchiques et protéger les propriétaires.
Face à la crise des immondices, le gouvernement central n’a pas officiellement suspendu l’exécutif provincial au profit d’un commandement militaire. En revanche, sous l’impulsion du ministère de l’Intérieur, la Police Nationale Congolaise (PNC) mène de vastes opérations de salubrité publique et de maintien de l’ordre urbain à Kinshasa. Le commissaire provincial de la police locale applique désormais des mesures strictes pour dégager les voies publiques, réprimer les marchés anarchiques et faire respecter les journées de « Salongo obligatoire ».
L’insalubrité de la capitale, qui produit plus de 17 000 tonnes de déchets par jour, reste un terrain de confrontation critique où l’exécutif national exige une rigueur maximale de la part des autorités provinciales sous peine de sanctions politiques immédiates.
JAMES KABWE





























































