Trois ans après l’organisation des IXes Jeux de la Francophonie à Kinshasa, le Collectif des entreprises et prestataires locaux et internationaux ayant participé à la réalisation de cet événement international dénonce le non-paiement persistant de ses créances, estimées à 38,07 millions de dollars américains.
Dans une déclaration rendue publique, le Collectif indique que cette somme se répartit entre 30,65 millions de dollars dus à 17 entreprises engagées dans les travaux d’infrastructures et 7,42 millions de dollars destinés aux prestataires ayant travaillé pour le Comité national d’organisation.
Selon les créanciers, plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités congolaises afin d’obtenir le règlement de ces factures. Une mise en demeure a notamment été signifiée par huissier de justice en mai 2026. En juin, la Première ministre serait intervenue dans le dossier, avant qu’un nouveau Document tenant lieu d’ordonnancement (DTO) ne soit communiqué aux concernés au mois de juillet.
Cependant, le Collectif affirme qu’aucun paiement effectif n’a, à ce jour, été versé sur les comptes bancaires des entreprises et prestataires concernés. Cette situation alimente les inquiétudes des bénéficiaires, qui redoutent que ce second DTO subisse le même sort que le précédent document devenu caduc sans déboucher sur un règlement concret.
Face à cette impasse, le Collectif a adressé un ultimatum de sept jours aux autorités compétentes afin que les paiements promis soient effectivement exécutés. Tout en maintenant la pression, les créanciers se disent néanmoins ouverts à une solution alternative permettant de débloquer rapidement le dossier.
Parmi les pistes envisagées figure la mise en place d’un mécanisme de préfinancement bancaire garanti par l’État congolais. Cette option, selon le Collectif, permettrait de soulager les entreprises et les travailleurs affectés par cette longue attente.
« Un DTO n’est pas un paiement, une promesse n’est pas un paiement, seul le crédit effectif des comptes bancaires en constitue un », insiste le Collectif dans sa communication.
Le regroupement affirme représenter près de 300 entreprises, prestataires, sous-traitants et travailleurs impactés par ce dossier. Pour ces acteurs économiques, le règlement des créances demeure une priorité afin de préserver la viabilité de plusieurs structures qui continuent de subir les conséquences financières de ces impayés, trois ans après la tenue des Jeux de la Francophonie dans la capitale congolaise.
HERVÉ KABWATILA




























































