Dans la commune de N’djili, précisément au quartier 13, des habitants annoncent l’organisation prochaine d’une marche pacifique pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité qui frappe cette partie de la ville de Kinshasa.
Selon plusieurs résidents, une précédente tentative de manifestation aurait été empêchée par des membres identifiés comme « forces du progrès », une structure affiliée au parti politique UDPS. Malgré cette interdiction, les habitants affirment que la situation sécuritaire continue de se détériorer.
Les riverains dénoncent notamment des cas récurrents d’agressions, de cambriolages et de violences nocturnes. Ils affirment vivre dans la peur, particulièrement à partir des heures tardives de la soirée.
« L’autre fois, nous avons voulu marcher pour exprimer notre inquiétude face à l’insécurité grandissante dans le quartier 13, dans la commune de N’djili, où l’insécurité est devenue une monnaie courante.
Les forces du progrès, une unité du parti politique UDPS, nous ont empêchés. Mais malgré cela, l’insécurité continue. Ils tuent nos enfants, nos mamans, ils entrent même dans les maisons des gens pour piller », a déclaré Jérôme Bitumba.
Poursuivant son intervention, il a lancé un appel aux autorités congolaises afin que des mesures urgentes soient prises pour assurer la sécurité des populations civiles.
« Aujourd’hui, il est difficile pour un habitant de N’djili de rentrer librement après 21 heures ou 22 heures. Vu la situation sécuritaire actuelle, nous avons peur de circuler librement la nuit », a-t-il ajouté.
À travers cette nouvelle marche pacifique annoncée, les habitants espèrent attirer l’attention des autorités compétentes sur la dégradation du climat sécuritaire dans cette commune populaire de l’est de Kinshasa.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités locales ni de l’UDPS n’a été enregistrée concernant ces accusations.
HERVÉ KABWATILA





























































