En prélude à la mise en place de la nouvelle politique salariale prévue pour 2027 et en attendant l’audit général de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, le président de la République, Félix Tshisekedi a annoncé quelques mesures conservatoires immédiates afin de répondre aux exigences du Fonds Monétaire International (FMI) en rapport avec la masse salariale grandissante en RDC.
Dans cette optique, le Chef de l’Etat a, lors de la réunion du Conseil des ministres tenue vendredi dernier, décidé de geler toutes nouvelles revalorisations des primes en faveur des agents et fonctionnaires déjà régulièrement rémunérés.
Cette mesure, a-t-il expliqué, entend encadrer les dépenses de la paie dans l’attente de la finalisation d’un audit et de la mise en œuvre d’une nouvelle politique salariale, sans toutefois obstruer les engagements issus des accords conclus avec les partenaires sociaux ainsi que les ajustements barémiques en cours.
La deuxième mesure arrêtée concerne l’interdiction de la prise en charge de nouvelles commissions ou structures permanentes, afin d’éviter l’apparition de nouvelles lignes de dépenses susceptibles d’alourdir la masse salariale.
Parallèlement, Félix Tshisekedi a invité le gouvernement à orienter l’affectation des ressources disponibles notamment, les économies attendues de l’assainissement de la paie, de la rationalisation des effectifs, ainsi que de l’enveloppe additionnelle prévue par le projet de loi des finances rectificative 2026, vers la prise en charge progressive des agents certifiés et réguliers mais non encore mécanisés.
Selon lui, ces orientations
visent à corriger progressivement les défaillances qui empêchent certains travailleurs de l’État de percevoir effectivement leurs rémunérations.
Il a déploré que malgré les efforts déjà consentis, de nombreux agents valablement en service, identifiés et inscrits au fichier de référence de l’administration publique (FRAP), continuent de ne percevoir aucune rémunération, d’après plusieurs rapports qui lui ont été transmis.
En outre, des rapports en sa possession mettent en lumière des disparités salariales profondes entre administrations et entre services centraux et services déconcentrés, en particulier dans les entités territoriales décentralisées.
Pour le Chef de l’État, cette situation « n’est plus acceptable », car elle compromet la matérialisation du sixième engagement souscrit devant le peuple congolais.
« « Une telle situation n’est plus acceptable, dès lors qu’elle compromet la matérialisation du sixième engagement souscrit devant le Peuple congolais et fragilise les conditions de ceux qui assurent quotidiennement le fonctionnement de l’Etat, la rémunération ne constituant pas une faveur, mais un droit fondamental à caractère essentiellement alimentaire », a-t-il déclaré.
Pour mettre fin à ces inégalités, le Président de la République a demandé aux vice-premiers ministres en charge du Budget et de la Fonction publique, ainsi qu’au ministre des Finances, sous la coordination de la Première ministre et en étroite collaboration avec son cabinet, de prendre rapidement toutes les dispositions nécessaires pour assurer la mise en œuvre effective des mesures et l’aboutissement rapide de la nouvelle politique salariale, ainsi que la conduite des travaux d’audit.
La nouvelle politique salariale se veut « juste, équitable et soutenable », fondée sur la rationalisation et l’harmonisation du système de rémunération.
Mont Carmel NDEO




























































