À l’occasion de la commémoration de la Journée du combat de Simon Kimbangu et de la conscience africaine ce lundi 06 avril, désormais jour férié, le président du Forum national de la jeunesse (FNJ), Patrick Katengo a appelé la jeunesse congolaise à s’inspirer des valeurs incarnées par Simon Kimbangu.
Dans son message publié ce lundi, Patrick Katengo a salué l’inscription de cette date « dans la mémoire collective nationale ». Il estime que la reconnaissance institutionnelle dépasse le seul geste symbolique.
Selon lui, elle consacre « un pan essentiel » de l’histoire congolaise lié à la disparition de Simon Kimbangu, figure de la résistance spirituelle et identitaire durant la période coloniale belge.
« En honorant cette date, la Nation Congolaise réaffirme son attachement à ses racines profondes et à ses héros spirituels dont l’influence dépasse les frontières religieuses et admet son combat pour l’ indépendance politique du Continent Africain », a-t-il déclaré.
Pour le président du FNJ, la commémoration du 6 avril doit être un moment de « réflexion profonde » pour la jeunesse, invitée à puiser dans les valeurs de foi, de résilience et d’engagement que représente cette figure.
Faisant d’une pierre deux coups, il a remercié le président de la République, Félix Tshisekedi, pour l’officialisation de la date. Cette décision, a-t-il rappelé, est une opportunité de « réappropriation de l’histoire nationale » et d’appui à la construction d’un avenir fondé sur la conscience historique, l’unité et la fierté identitaire.
Né à Nkamba, Simon Kimbangu s’est imposé à partir de 1921 comme une voix nouvelle dans un contexte colonial marqué par la domination. Son message, centré sur la foi, la guérison et la libération intérieure, a rencontré un large écho populaire et a été vu par les autorités coloniales comme une menace.
Arrêté en 1921, Kimbangu fut condamné à mort, puis gracié et détenu à perpétuité ; il est mort en détention le 12 octobre 1951, après environ trente ans d’emprisonnement.
D’après ses partisans et plusieurs historiens, le parcours de Simon Kimbangu illustre une résistance non violente fondée sur la spiritualité, qui a contribué, à l’éveil d’une conscience nationale et panafricaine.
L’héritage de Simon Kimbangu se manifeste notamment à travers l’Église kimbanguiste, l’une des plus importantes Églises indépendantes en Afrique.
La rédaction






























































