A Kinshasa, les répercussions de l’effondrement de la route Kimwenza continuent d’affecter les ménages des quartiers de Mont-Ngafula et Selembao, contraints d’adopter des solutions de fortune pour s’approvisionner en eau.
Malgré les promesses du Directeur général de la Regideso, David Tshilumba Mutombo, d’envoyer des camions-citernes, les résidents se sentent abandonnés.
Situés dans le quartier Libération, ex-Mayimbi, les habitants dépendent désormais de forages d’eau, tout aussi rare dans ce milieu en pleine expansion. Avec plusieurs milliers de résidents, le quartier ne compte pas plus de dix forages. Cette situation complique l’accès à l’eau potable.
Les prix de l’eau ont également connu une envolée. Un bidon de 25 litres se vend à environ 300 francs congolais, tandis qu’un seau de 20 litres oscille entre 200 et 250 francs congolais. Cette situation précaire pousse de nombreux habitants à s’interroger sur leur santé.
Au cours d’un entretien avec FOXTIME.CD, un agent de la Regideso a affirmé que l’eau pourrait être rétablie d’ici la mi-février. Cependant, il a précisé que cela dépendra de la fin des travaux de construction en cours sur le site érosif qui a affecté les tuyaux de l’usine de traitement de Lukaya.
« La Regideso n’a pas de problème. Même aujourd’hui, nous pouvons envoyer l’eau. Mais nos installations sont exposées après la rupture de la route. Nous ne pouvons pas exposer les gens à des risques », a-t-il expliqué.
Les quartiers affectés notamment Cité Verte, Matadi Mayo, Matadi Kibala, Dumez, Camp Badiadingi, Masanga-Mbila, Munkole, Mont Ngafula, Libération, Heradi et Ngafani comptent près de 800.000 abonnés qui sont particulièrement touchées par le manque de service.
L’effondrement de la chaussée de Kimwenza, survenu à la suite d’une pluie torrentielle le 14 novembre 2025, a coupé la route en deux, menaçant plusieurs maisons d’effondrement.
Actuellement les travaux évoluent à pas de tortue.
Mont Carmel NDEO































































