La relance de la Société de Transports de Kinshasa (STK) prévue le 30 juin prochain, sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba, constitue une réponse structurelle à la saturation routière de la capitale congolaise, caractérisée par une augmentation massive du parc automobile et des infrastructures insuffisantes.
La STK prévoit l’arrivée de plus de 800 bus pour moderniser le transport urbain et offrir des alternatives fiables et accessibles aux Kinois, avec pour objectif réduire le calvaire quotidien, diminuer le temps perdu dans les bouchons et améliorer la productivité, estimée à plus de 3 milliards de dollars de pertes annuelles.
Bien que ambitieux, ce projet se heurte à une paralysie du système de mobilité sur l’ensemble de la capitale congolaise forte d’une démographie de plus de 15 millions d’habitants. Une combinaison explosive de la surpopulation, le manque du réseau routier conçu avant 1660, une augmentation spectaculaire du parc automobile et une gestion jugée inefficace du trafic.
Pour répondre à l’étouffement croissant de Kinshasa, les autorités ont lancé début 2026 plusieurs initiatives majeures visant à restructurer le transport public et à réguler un trafic saturé.
De l’autre côté, la société nationale TRANSCO prévoit d’atteindre un parc de 2.000 bus d’ici 5 ans. Elle a également entamé sa transformation numérique avec le lancement de la vente électronique des billets le 1er mai 2026.
Des discussions sont aussi en cours pour l’introduction d’un premier tramway à Kinshasa à l’horizon 2027 pour transformer la mobilité.
Face à tous ces projets ambitieux, les routes de Kinshasa sont de plus en plus saturées par manque d’infrastructures adéquates. Les déplacements qui prenaient 30 minutes peuvent désormais atteindre plus d’une heure, affectant directement le coût de la vie et la santé mentale des Kinois.
Malgré ces initiatives, la ville fait face à une croissance démographique explosive qui dépasse le rythme d’aménagement des infrastructures routières. Le retour forcé des embouteillages, malgré les contrôles, montre que la solution durable passe par une combinaison de renforcement des transports de masse (STK) et d’aménagements routiers conséquents.
JAMES KABWE































































