La transformation progressive de certains commissariats et sous-commissariats en espaces de stationnement pour véhicules privés suscite des inquiétudes croissantes au sein de la police dans la capitale de la République démocratique du Congo. À Kinshasa, cette pratique compromettrait l’efficacité des interventions policières, selon des sources internes.
D’après des témoignages recueillis dimanche 19 avril 2026 auprès de responsables de la police, Israël Nkaku plusieurs installations censées servir de bases opérationnelles sont désormais partiellement occupées par des motos et des voitures appartenant à des particuliers. Une situation qui, selon les autorités, entrave la mobilité des agents et ralentit leur capacité d’intervention.
« Le stationnement des motos et véhicules privés dans les commissariats et sous-commissariats pose un réel problème. Cela empêche les policiers d’effectuer correctement leurs patrouilles et d’intervenir rapidement en cas d’urgence, par crainte de perdre ces biens. Les commissariats doivent rester accessibles et fonctionnels pour assurer la sécurité publique », a déclaré le commissaire divisionnaire Israël Kantu, commandant de la police ville de Kinshasa.
Selon plusieurs analystes de la sécurité urbaine, cette situation reflète un double défi : le manque d’infrastructures de stationnement dans la capitale et une gestion parfois informelle des espaces publics et administratifs. Dans certains cas, des habitants ou même des agents utiliseraient les enceintes policières comme lieux de stationnement jugés plus sûrs, en raison de la présence des forces de l’ordre.
Cependant, cette pratique pourrait avoir des conséquences directes sur la sécurité des citoyens. En cas d’urgence, l’encombrement des cours de commissariats pourrait retarder le déploiement des unités, notamment dans une ville confrontée à une forte densité de population et à des défis logistiques importants.
Des voix s’élèvent déjà pour appeler à une régulation stricte de l’usage des infrastructures policières et à la mise en place de solutions alternatives pour le stationnement urbain.
Certains experts recommandent notamment la création de parkings publics structurés et sécurisés afin de désengorger les installations administratives.
Pour l’heure, aucune mesure officielle n’a encore été annoncée pour mettre fin à cette pratique. Mais au sein de la police, le constat est clair : la priorité reste de garantir la disponibilité et l’efficacité des services de sécurité dans une métropole en constante expansion.
HERVÉ KABWATILA






























































