Le commandant de la police de la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba, Emmanuel Katambwe, a appelé dans une vidéo publiée ce vendredi 06 mars 2026 la population au calme face aux rumeurs faisant état de prétendues disparitions d’organes génitaux signalées dans certains quartiers de la ville.
La province du Lualaba est secouée depuis plusieurs jours par une vague de rumeurs faisant état de la disparition « mystérieuse » d’organes génitaux masculins après un simple contact physique avec des inconnus. Cette situation a provoqué une véritable psychose collective dans certains milieux, notamment dans la commune urbano-rurale de Fungurume.
Sous l’effet de la colère et de la panique, plusieurs personnes accusées d’être à l’origine de ces prétendus vols d’organes ont été victimes de justice populaire. Selon des témoignages recueillis sur les réseaux sociaux, certaines ont été lynchées puis brûlées par des foules en furie, convaincues d’avoir affaire à des criminels.
Selon l’officier de police, les services de sécurité n’ont, à ce jour, constaté aucun cas avéré malgré plusieurs plaintes reçues auprès des autorités.
« Nous n’avons vu aucun sexe volé parmi toutes les plaintes que nous avons reçues », a-t-il déclaré, invitant la population à éviter la propagation d’informations non vérifiées susceptibles de créer la panique.
Le commandant Emmanuel Katambwe a également exhorté les habitants de Kolwezi à faire preuve de vigilance et à signaler tout incident suspect aux services de police, tout en s’abstenant de relayer des rumeurs sur les réseaux sociaux ou dans les quartiers.
Ces derniers jours, des messages circulant dans certains quartiers de la ville évoquent des cas supposés de disparition d’organes génitaux, provoquant inquiétude et agitation parmi les habitants. Les autorités policières assurent suivre la situation de près et rappellent que toute information doit être vérifiée par les canaux officiels.
La police met en garde contre les risques de justice populaire pouvant découler de telles rumeurs et appelle la population à faire confiance aux institutions chargées d’assurer la sécurité publique.
HERVÉ KABWATILA



























































