La candidate de la République démocratique du Congo au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Juliana Amato Lumumba, a présenté mardi 30 juin 2026 à Paris sa vision pour l’avenir de l’organisation lors de son audition devant la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), une étape clé du processus électoral qui aboutira à la désignation du prochain dirigeant de l’institution lors du Sommet de novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.
Juliana Lumumba, l’une des quatre candidats au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie pour le mandat 2027-2030, a présenté sa vision et ses priorités devant les ministres des Affaires étrangères des États membres réunis en session extraordinaire de la Conférence ministérielle de la Francophonie à Paris, ce 30 juin. Cette 47e session extraordinaire de la CMF marque une première historique : pour la première fois en 56 ans d’existence de l’organisation, les candidats à sa direction ont été soumis à une audition formelle, suivie d’une séance de questions-réponses avec les délégations. L’élection définitive du ou de la Secrétaire générale pour la période 2027-2030 interviendra lors du 20e Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh en novembre prochain.
Organisée dans le cadre d’une session extraordinaire de la CMF, cette audition a permis à la candidate congolaise d’exposer les grandes orientations de son projet pour une Francophonie qu’elle souhaite plus proche des préoccupations des populations et davantage axée sur des résultats concrets dans les États membres.
Devant les représentants des pays membres, Juliana Lumumba a plaidé pour une organisation plus efficace, capable de répondre aux défis contemporains grâce à une coopération renforcée, à l’innovation et à une solidarité accrue entre les peuples francophones.
Elle a notamment insisté sur la nécessité de placer la jeunesse au cœur des priorités de l’OIF, considérant cette dernière comme un moteur essentiel du développement économique et social de l’espace francophone.
La candidate soutenue par la RDC, premier pays francophone au monde en termes de population, propose également une modernisation de la gouvernance de l’organisation afin de renforcer son impact et son efficacité. Parmi les initiatives qu’elle met en avant figurent la création d’une Chambre francophone de commerce solidaire, d’une Académie francophone de la paix, d’une Autorité francophone pour la transition numérique inclusive ainsi que d’un Visa francophone des talents destiné à faciliter la mobilité des compétences au sein de l’espace francophone.
Cette audition s’inscrit dans un processus inédit de désignation du Secrétaire général de l’OIF, instauré dans le cadre des réformes institutionnelles adoptées en 2022 afin de renforcer la transparence et la compétitivité des candidatures. Pour la première fois, les prétendants au poste présentent publiquement leur vision stratégique devant les ministres des Affaires étrangères des États membres avant le vote final des chefs d’État et de gouvernement.
Quatre candidats sont en lice pour le mandat 2027-2030, dont l’actuelle secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, la Congolaise Juliana Lumumba, la Mauritanienne Coumba Ba et l’ancien Premier ministre roumain Dacian Cioloș. Le choix définitif sera effectué lors du XIXe Sommet de la Francophonie prévu en novembre prochain à Phnom Penh.
À travers sa candidature, Juliana Lumumba ambitionne de faire de la Francophonie un véritable levier de développement, de paix, d’intégration économique et d’innovation, en adéquation avec les attentes croissantes des populations des pays membres face aux défis du XXIe siècle.
HERVÉ KABWATILA




























































