Dans un contexte marqué par la montée des tensions autour du débat sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo, Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a lancé un vibrant appel à l’unité et à la paix à l’intention de la jeunesse congolaise.
S’exprimant mercredi 1er juillet devant des jeunes issus de différentes confessions religieuses réunis à Kinshasa, le prélat catholique a relayé le message conjoint de la CENCO et de l’Église du Christ au Congo (ECC) publié à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du pays.
Il a mis en garde contre la radicalisation du débat politique, estimant que « les passions prennent le pas sur la raison » dans les discussions liées à une éventuelle révision constitutionnelle.
Pour Mgr Nshole, la situation actuelle exige davantage de responsabilité de la part des citoyens, particulièrement des jeunes. Il a souligné que la paix demeure gravement menacée, rappelant que les populations de l’Est du pays continuent de subir les conséquences de l’insécurité persistante.
« La paix est confisquée, particulièrement dans l’Est », a-t-il déploré, appelant la jeunesse à ne pas céder aux discours de division ni aux clivages politiques qui fragilisent davantage la cohésion nationale.
Au cours de son intervention, le secrétaire général de la CENCO a exhorté les jeunes à jouer un rôle actif dans la préservation de l’unité nationale. Il les a invités à devenir des « artisans de paix » et des « remparts contre la division », estimant que l’avenir du pays dépend en grande partie de leur capacité à promouvoir le dialogue et le vivre-ensemble. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des appels récurrents de la CENCO en faveur de l’unité, de la cohésion sociale et de la paix.
Un plaidoyer pour un dialogue inclusif
Réaffirmant la position de l’Église catholique, Mgr Donatien Nshole a également plaidé pour l’organisation d’un dialogue « sincère, inclusif et républicain » afin de désamorcer les tensions politiques et sociales qui traversent le pays.
Selon lui, ce dialogue ne devrait pas être perçu comme un simple mécanisme de partage du pouvoir ou des avantages politiques. Il a insisté sur la nécessité d’en faire une véritable plateforme de vérité, d’écoute mutuelle et de réconciliation nationale, capable d’apporter des réponses durables aux défis auxquels la RDC est confrontée.
Cette démarche, a-t-il expliqué, vise à renforcer la cohésion nationale et à préserver la stabilité du pays dans un contexte où les débats constitutionnels continuent de polariser la classe politique et l’opinion publique.
À travers cet appel, la CENCO et l’ECC entendent mobiliser la jeunesse congolaise en faveur de la paix et du dialogue, alors que le pays fait face à des défis sécuritaires, politiques et sociaux majeurs.
HERVÉ KABWATILA





























































