Les récentes sorties médiatiques de l’ancien président Joseph Kabila, qualifiant la gestion de Félix Tshisekedi de « dictature » et se disant prêt à « servir son pays », suscitent des réactions contrastées dans l’opinion nationale.
Patrick Katengo, acteur politique et président du Forum National de la Jeunesse (FNJ) a fustigé l’ambiguïté de Joseph Kabila face aux enjeux nationaux actuels, notamment la sécurité et les réformes institutionnelles. Qui selon lui « confond les époques »
Pour Patrick KATENGO, les propos à tonalité menaçante tenus par Joseph KABILA à la presse belge contre le Président Félix Antoine TSHISEKEDI et contre la République est une tentative de ressusciter les vieux réflexes d’intimidation au moment précis où la nation réclame l’unité et l’État de droit.
Katengo demande à l’ancien président de privilégier la stabilité du pays plutôt que d’éventuels ressentiments personnels liés à la perte du pouvoir ou à l’évolution de la coalition FCC-CACH. Tout en lui rappelant d’adopter une posture de réserve et de gratitude envers l’Etat.
«Chacun a eu sa séquence, et celle de Joseph KABILA s’est close avec l’obligation morale de gratitude envers un pays qui l’a porté, servi, hissé, et envers la mémoire de Mzee Laurent-Désiré KABILA, tombé en héros face à l’agression rwandaise. Soutenir aujourd’hui, ne serait-ce que par des silences complices ou par des gesticulations politiques, ce contre quoi Mzee s’est sacrifié, c’est entamer l’honneur, désorienter la jeunesse et fragiliser l’architecture déjà précaire de la paix. » a-t-fustigé.
À l’en croire, aucune « soudanisation » n’est possible sans le consentement des esprits de nos pères de l’indépendance Spirituelle et politique dont Simon KIMBANGU, KIMPA VITA et Patrice Emery LUMUMBA.
Joseph KABILA ne saurait, insiste Patrick KATENGO, se prêter à la marionnette d’agendas étrangers sans s’exposer au jugement de l’histoire et à la résistance d’une jeunesse désormais éveillée.
L’heure, martèle le Président du FNJ, est à la fidélité sans faille à la Vision du Chef de l’État, à la consolidation de l’accord de Washington, et à la détermination lucide face au couple toxique des violences : celles du M23 et de l’AFC, et celles, plus insidieuses, des parrains politiques qui feignent de s’en disculper tout en en récoltant les dividendes. « Ne vous trompez pas d’époque » l’a-t-il mis en garde.
Par ces mots, Patrick Katengo exhorte l’ancien président Joseph Kabila à adopter une posture de réserve et de gratitude envers l’État.
JAMES KABWE



























































