Les inspecteurs nouvellement recrutés et contrôleurs du travail de la RDC ont exprimé ce mercredi 10 juin leur ras-le-bol devant la Primature. Ils exigent du gouvernement l’intégration définitive dans les listings de paie réguliers de l’État et le paiement de leur rémunération au titre du deuxième trimestre de l’année 2026.
Ce mouvement social dont la cible directe est la Primature a pour objectif de pousser la Première ministre, Judith Suminwa, à appliquer les instructions du Chef de l’État concernant leur prise en charge budgétaire effective.
Se confiant à nos reporters, pour l’Inspecteur André Kabole, ces revendications tiennent lieu car l’État congolais les a recrutés par concours et donc ils remplissent toutes les conditions requises pour être reconnus comme agents de l’État malheureusement leurs conditions sociales ne font que s’empirer.
« Ce qui nous préoccupe et plonge nos familles dans de grandes difficultés, c’est le fait que, depuis notre recrutement, nous sommes payés par le système de paie complémentaire. Ainsi, nous ne percevons notre rémunération que tous les trois mois, et souvent avec plusieurs mois de retard en raison de lenteurs et contraintes administratives. Pourtant, un arrêté interministériel signé par Madame Ndusi, Monsieur Nicolas Kazadi et Monsieur Aimé Boji prévoyait notre intégration à la paie régulière, avec l’octroi d’une prime spéciale et de fonction de 6 000 000 FC pour les inspecteurs et de 5 000 000 FC pour les contrôleurs » s’est-il confié à nous.
Et d’ajouter :
« Malheureusement, cet arrêté n’a jamais été pleinement appliqué. À la suite de nos revendications, notamment à travers des marches pacifiques organisées devant le ministère du Budget et l’Assemblée nationale, Monsieur Boji avait accepté le paiement de 28 % de ces montants, soit environ 1 700 000 FC pour un inspecteur et 1 453 000 FC pour un contrôleur, dans le cadre de la paie complémentaire trimestrielle. »
À en croire, ces inspecteurs, pour percevoir la fameuse prime, ils sont contraints à recourir constamment à manifester ou d’organiser des marches de revendication, alors qu’il devrait s’agir d’un paiement automatique.
À noter que cette situation perdure trois ans après leur recrutement, ces inspecteurs continuent d’être payés par le système de paie complémentaire. Une situation jugée irrégulière, car une paie complémentaire ne devrait normalement pas excéder une année.
« Nous ne quitterons ce lieu qu’après avoir obtenu des garanties concrètes et des preuves formelles attestant de notre intégration à la paie régulière dès le troisième trimestre de cette année » ont-ils insisté.
Dossier à suivre
JAMES KABWE







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