Face aux débats persistants sur la tenue d’un nouveau dialogue national en République Démocratique du Congo, l’honorable Claudine Ndusi rompt le silence. Avec la franchise qui la caractérise, la députée nationale et ancienne ministre soulève des questions de fond cruciales sur la sécurité à l’Est, tout en poursuivant ses actions humanitaires et sociales de terrain en faveur des populations du Sud-Kivu.
« Dialogue, oui. Mais avec qui et autour de quoi ? »
Alors que les rumeurs et les appels à des discussions politiques s’intensifient, Claudine Ndusi pose des préalables stricts. Pour cette figure politique majeure, hors de question de répéter les erreurs du passé qui ont affaibli les institutions républicaines. Ayant elle-même pris part aux concertations nationales de 2013, elle parle en connaissance de cause et refuse que le dialogue serve de passerelle à l’impunité.
« On va dialoguer, oui, avec qui et autour de quoi ? Il faut sélectionner les gens avec qui il faut dialoguer », martèle l’honorable Ndusi. Elle pointe du doigt une formule historique devenue, selon elle, contre-productive : l’intégration systématique des rebelles au sein des forces régulières. « Combien de temps on a dialogué et au lieu d’avancer, on est en train de reculer ? Parce qu’on a intégré des personnes qui sont venues nous détruire, désorganiser notre armée par exemple. On a pris des groupes armés, tout ça pour la paix, on a intégré. Dites-moi, depuis le CNDP, le RCD, le M23… C’est tout ce monde-là qu’on ramène dans l’armée ! Et aujourd’hui, quelle sorte d’armée nous avons ? Est-ce qu’on va encore faire la même chose ? C’est la question qu’il faut se poser. »
Pour la députée, la souveraineté nationale et la sécurité des citoyens ne peuvent faire l’objet de compromis douteux. « Ce n’est pas parce qu’on doit dialoguer qu’on doit officialiser le mal.», confie-t-elle avec une profonde émotion. Évoquant la crise sécuritaire à l’Est, qu’elle qualifie d’« écœurante », elle insiste sur le fait que toute démarche future doit impérativement concourir à « l’avancement de l’armée » et non à son infiltration.
La santé des plus vulnérables au cœur de son engagement au Sud-Kivu
Loin des seuls salons politiques de Kinshasa, Claudine Ndusi traduit son patriotisme en actes concrets dans sa base électorale du Sud-Kivu. Consciente que le bien-être d’une nation repose d’abord sur la vigueur de ses citoyens, elle a fait de l’accès aux soins de santé une priorité absolue de son action philanthropique à travers sa fondation.
« La mutuelle de santé. Les soins de santé, ça coûte. Et donc, du coup, la meilleure façon d’aider les gens, c’est d’abord de les aider à avoir une bonne santé », explique-t-elle.», elle a personnellement pris en charge l’affiliation de 3 000 personnes à une mutuelle de santé. Sélectionnés à travers différentes familles et divers axes de la province du Sud-Kivu, ces bénéficiaires ont désormais un accès facilité aux traitements médicaux essentiels, soulageant ainsi des milliers de ménages précarisés par la conjoncture économique et sécuritaire.
Autonomisation : Des compétences pour bâtir l’avenir
Le volet social de l’honorable Ndusi s’étend également à l’apprentissage des métiers et à l’autonomisation économique des couches sociales les plus fragiles. À travers ses différentes œuvres, notamment dans le secteur de la pâtisserie, elle finance et encadre des sessions de formation professionnelle destinées aux femmes, aux hommes ainsi qu’aux jeunes.
Ces programmes ne se limitent pas à l’apprentissage technique ; ils intègrent un suivi post-formation rigoureux pour s’assurer que les apprenants acquièrent l’autonomie financière nécessaire pour créer de petites entreprises ou intégrer le marché de l’emploi. Par ce biais, Claudine Ndusi offre des perspectives d’avenir concrètes à la jeunesse et renforce le pouvoir économique des femmes au Sud-Kivu.
En alliant la fermeté politique face aux enjeux sécuritaires majeurs du pays à une générosité de terrain de proximité, l’honorable Claudine Ndusi s’impose plus que jamais comme une voix de cohérence et une actrice de développement incontournable en RDC.
JAMES KABWE



























































