La Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) traverse une phase de transition critique suite au remplacement de son Directeur Général. Le nouveau DG, Yannick Nzonde Mulundu, a officiellement pris ses fonctions au début du mois de mars, avec pour mission de redresser une production jugée dérisoire.
Sous la direction de Pistis Bononge Tokole nommé en septembre 2022, la SOKIMO n’a produit que 2,46 kg d’or en l’espace de quatre ans. Ce chiffre est considéré comme extrêmement faible pour une entreprise publique disposant de concessions minières vastes et riches en Ituri et dans le Haut-Uele.
Malgré l’annonce de la reprise des activités et la production d’un « premier lingot » symbolique en septembre 2024, après des décennies d’arrêt, la production industrielle réelle est restée quasi inexistante.
Pistis Bononge a été récemment évincé et fait l’objet de poursuites devant la Cour des comptes pour n’avoir pas transmis les états financiers de l’entreprise pour l’exercice 2022-2023.
Désigné comme le successeur, Yannick Nzonde, l’homme d’affaires est désormais sous pression pour transformer la SOKIMO en véritable moteur de développement, de restaurer la crédibilité de la gestion après les manquements administratifs de son prédécesseur.
Le pays attend de lui des résultats tangibles en termes de transparence, d’efficacité et surtout de transformer la SOKIMO en un véritable moteur de développement en dépassant les productions symboliques pour atteindre des niveaux industriels.
Il hérite d’une structure qui a relancé ses activités en Ituri mi-2024 mais qui reste confrontée à des défis structurels majeurs, notamment le déficit énergétique et le manque d’infrastructures de transport.
Avant cette nomination, il dirigeait « Mouloud Univers », une entreprise spécialisée dans l’attraction d’investissements vers l’Afrique. Sa capacité à attirer de nouveaux capitaux sera déterminante pour moderniser l’outil de production de la SOKIMO, et peut utiliser son profil d’entrepreneur pour attirer des partenaires capables de financer la modernisation des outils de production.
JAMES KABWE




























































