Le gouvernement de la République démocratique du Congo est appelé à renforcer sa discipline financière dans le cadre de sa première émission d’eurobonds. Lors du Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a instruit l’exécutif de mettre en place une capacité de remboursement « crédible » et « anticipée » des ressources mobilisées, selon le compte rendu officiel lu mercredi à la télévision nationale.
S’exprimant au nom du gouvernement, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a relayé la position du chef de l’État en insistant sur la rigueur attendue dans la gestion de cette dette. « Le Président de la République a insisté dès lors sur un impératif non négociable : la mise en place d’une capacité de remboursement crédible et anticipée », a-t-il déclaré.
Selon les orientations présidentielles, des provisions annuelles devront être constituées de manière systématique afin d’anticiper les échéances de remboursement. Cette approche vise à éviter toute pression budgétaire future et à rassurer les investisseurs internationaux quant à la solvabilité du pays.
Le chef de l’État a également exigé une gestion transparente des fonds issus de cette émission obligataire. L’objectif affiché est clair : faire en sorte que chaque dollar mobilisé contribue, directement ou indirectement, à générer les ressources nécessaires à son propre remboursement.
Cette logique d’investissement productif s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la crédibilité financière de la RDC sur les marchés internationaux.
Cette première émission d’eurobonds représente une étape importante pour le pays, qui cherche à diversifier ses sources de financement tout en consolidant sa réputation auprès des partenaires financiers.
Toutefois, elle expose également le gouvernement à des exigences accrues en matière de gouvernance économique et de discipline budgétaire.
Dans un contexte de besoins élevés en infrastructures et en développement, les autorités congolaises devront désormais concilier mobilisation de capitaux extérieurs et gestion prudente de la dette publique, sous le regard attentif des marchés et des institutions financières internationales.
Toujours dans le même chapitre, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a été informé de l’organisation du « Prix du service public 2026 ».
Selon le compte rendu officiel lu à la télévision nationale par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, cette initiative a été présentée par le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique.
« Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a informé le Conseil de l’organisation du Prix du service public 2026. Ce prix vise à récompenser, sur la base d’un processus objectif et transparent, les meilleures initiatives et innovations administratives aux niveaux central, provincial et local, en faveur de l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens », a-t-il déclaré.
D’après les autorités, un jury indépendant sera mis en place afin de garantir la crédibilité et l’impartialité du processus de sélection.
Le Prix du service public 2026 entend valoriser les performances des administrations publiques à travers plusieurs catégories, notamment l’innovation administrative, la transparence et la lutte contre la corruption, la qualité du service aux citoyens ainsi que la digitalisation des services publics.
À travers cette initiative, le gouvernement congolais ambitionne de stimuler une culture de performance et d’excellence au sein de l’administration publique, dans un contexte marqué par les réformes visant à moderniser l’État et à renforcer la confiance des citoyens envers les institutions.
Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a rappelé au Gouvernement de la République démocratique du Congo les principes fondamentaux devant guider l’action de l’État et le comportement des citoyens congolais concernant le port de cheveux tressés dits « Dreadlocks », d’après le compte rendu du Conseil des ministres lu mercredi à la télévision nationale.
« Suite à certaines préoccupations exprimées ces derniers jours dans l’opinion publique, notamment par des jeunes de notre capitale, au sujet du port de cheveux tressés » locks », le Président de la République a tenu à rappeler quelques principes fondamentaux qui doivent guider l’action de l’État ainsi que le comportement de nos concitoyens. En effet notre Constitution garantit à nos concitoyens un ensemble de droits et libertés fondamentaux. Ces droits, qui constituent un des piliers de notre État de droit, assurent la protection de la dignité humaine et de la liberté individuelle, de l’épanouissement de chaque Congolaise et Congolais, dans le respect des valeurs de notre Nation », a lu Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias.
Des membres du Gouvernement, dont le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et de la citoyenneté, et la ministre de la Jeunesse, ont été chargés par le Président de la République de proposer des mesures appropriées d’encadrement et de sensibilisation de la jeunesse à ce sujet.
HERVÉ KABWATILA































































