Alors que les cas de contamination au virus Ebola-souche Bundibugyo grimpent et progressent rapidement, le
République démocratique du Congo a décidé de changer d’approche pour lutter efficacement contre la maladie.
Cette décision a été entérinée par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi au cours d’une réunion de crise tenue mercredi 5 août, en présence du Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, du Directeur du Centre Africain de prévention des maladies infectieuses (CDC Africa ), Dr Jean Kaseya, de la Première ministre, Judith Suminwa ainsi de quelques membres du gouvernement impliqués dans la riposte.
Face à la persistance de la maladie, le DG de l’OMS a préconisé l’implication des leaders religieux, des chefs traditionnels, des groupes des jeunes et autres acteurs sociaux dans la sensibilisation communautaire.
Dans son analyse, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a relevé que les contaminations, pour la plupart, se font au moment des enterrements.
Pour étayer son analyse, l’Organisation mondiale de la santé souligne que la nouvelle stratégie de lutte doit prendre en compte la sensibilisation communautaire, la protection du personnel de santé et la surveillance pour éviter que les patients meurent dans des maisons plutôt que dans des centres médicaux.
« L’engagement communautaire permettra de lutter efficacement contre la maladie à virus Ebola », a dit le Dr Tedros.
Selon le dernier rapport de situation publié par l’Institut National de Santé Publique, le bilan de l’épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’alourdir. À la date du 4 août, les autorités sanitaires font état de 3 973 cas confirmés, dont 1 801 décès, soit un taux de létalité qui demeure élevé.
Déclarée le 15 mai dernier en Ituri, l’épidémie s’est rapidement propagée à d’autres provinces de l’Est du pays notamment les deux Kivu, la Tshopo et le Haut-Uele.
La veuille, l’Organisation de Nations Unies a alerté sur une flambée la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain.
L’ONU estime que les déplacements massifs de populations et la forte mobilité observée autour des zones minières sont parmi les principaux facteurs favorisant la circulation du virus.
Mont Carmel NDEO




























































