Une vive inquiétude a gagné la ville-province de Kinshasa ces dernières heures après la diffusion d’informations faisant état d’un cas suspect de la maladie à virus Ebola à bord d’une embarcation ayant accosté à Maluku.Face à la psychose suscitée par cette rumeur, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, a tenu à rassurer la population en affirmant qu’aucun cas d’Ebola n’a été détecté dans la capitale congolaise.
Selon les informations relayées mercredi, un passager supposément atteint du virus Ebola serait décédé à bord d’un bateau ayant rejoint Kinshasa par le fleuve Congo. Cette nouvelle, survenue dans un contexte marqué par la poursuite de l’épidémie d’Ebola dans certaines provinces du pays, a rapidement alimenté les craintes parmi les habitants de la capitale.
Intervenant ce jeudi 06 août 2026 sur les ondes de Top Congo FM, le ministre Roger Samuel Kamba a apporté des précisions sur les circonstances réelles de l’incident, dénonçant une confusion dans les informations diffusées.
D’après le ministre, l’embarcation concernée ne provenait pas de Kisangani, comme cela avait été rapporté dans certaines publications, mais de la province de la Mongala. Le bateau a effectué un trajet de 22 jours avant d’atteindre Kinshasa.
« Il s’agit d’un bateau qui vient d’arriver à Kinshasa après 22 jours de navigation depuis la Mongala », a expliqué le ministre, précisant que plusieurs décès ont effectivement été enregistrés durant le voyage.
Le bilan fait état du décès d’un nouveau-né, d’un enfant âgé de trois ans ainsi que de deux adultes. Des situations qui, selon l’autorité sanitaire, surviennent malheureusement de manière récurrente sur certaines embarcations effectuant de longues traversées sur les voies fluviales du pays.
Afin de lever tout doute sur l’état sanitaire des passagers, les services compétents ont procédé à des analyses dès l’arrivée du bateau à Kinshasa. Deux types de dépistage ont été effectués : un test de détection du virus Ebola, dont les résultats sont disponibles en quelques heures, ainsi qu’un test de dépistage du choléra, une maladie qui circule dans plusieurs zones de la sous-région, notamment en République centrafricaine et dans la province de la Mongala.
Selon le ministre de la Santé, les résultats obtenus n’ont révélé aucun cas positif à Ebola. Roger Samuel Kamba a insisté sur le fait que la durée du voyage constitue un élément important dans l’évaluation du risque sanitaire.
« Après 22 jours de navigation, si une personne avait contracté Ebola, les signes de la maladie auraient déjà été manifestes et les tests seraient positifs », a-t-il expliqué.
Le ministre a ainsi rejeté toute présence du virus dans la capitale et appelé la population à ne pas céder à la panique.
« Il n’y a pas d’Ebola à Kinshasa », a-t-il affirmé, tout en rappelant que les autorités sanitaires maintiennent une surveillance renforcée aux points d’entrée afin de prévenir toute éventuelle propagation de l’épidémie.
Cette situation met en lumière les conséquences que peuvent avoir les informations non vérifiées dans un contexte de crise sanitaire. Alors que la République démocratique du Congo poursuit ses efforts de riposte contre l’épidémie d’Ebola signalée dans plusieurs provinces, les autorités invitent la population à se référer exclusivement aux communications officielles du ministère de la Santé et des structures sanitaires compétentes.
Il faut noter que, pour l’heure aucun cas confirmé d’Ebola n’a été enregistré à Kinshasa et les services de santé assurent que toutes les mesures de contrôle et de surveillance restent opérationnelles afin de protéger la population.
HERVÉ KABWATILA



























































