Une situation préoccupante se dessine dans la capitale de la République démocratique du Congo, où plusieurs migrants sud-américains récemment expulsés des États-Unis ont signalé des symptômes de santé alarmants peu après leur arrivée.
Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs personnes présentent de la fièvre, des vomissements et divers troubles digestifs. « Nous sommes malades », alerte Gabriela, une Colombienne de 30 ans, évoquant une dégradation rapide de l’état de santé de certains membres du groupe. À ce stade, aucune communication officielle des autorités sanitaires congolaises n’a précisé l’origine de ces symptômes ni l’ampleur exacte de la situation, mais des sources locales évoquent une vigilance accrue.
L’arrivée de ces migrants à Kinshasa soulève des interrogations sur les conditions de leur transfert et de leur prise en charge. Des observateurs s’interrogent notamment sur les dispositifs médicaux déployés à leur arrivée, ainsi que sur les protocoles de dépistage mis en place, dans un contexte où les infrastructures de santé locales sont déjà sous pression.
Cette situation intervient alors que le pays fait face à de multiples défis, notamment sécuritaires et humanitaires dans sa partie orientale, ce qui complique davantage la gestion de nouvelles arrivées de populations vulnérables. Des Afghans opposés à un transfert vers la RDC
Parallèlement, un autre dossier migratoire suscite des tensions.
Des ressortissants afghans actuellement installés au Qatar ont exprimé leur refus d’un éventuel transfert vers la RDC, projet qui serait à l’étude du côté des autorités américaines.
Ces Afghans, anciens collaborateurs de l’armée américaine durant la guerre en Afghanistan, vivaient jusqu’ici dans un camp en attente d’une réinstallation aux États-Unis. Dans un message transmis à la presse ce jeudi, ils expliquent leur opposition par l’absence de tout lien avec la RDC, qu’il s’agisse de la langue, de la famille ou d’un quelconque statut juridique.
Ils évoquent également des préoccupations sécuritaires, estimant risqué de s’installer dans un environnement qu’ils perçoivent comme instable, après avoir déjà fui leur pays d’origine. Un retour en Afghanistan est par ailleurs exclu, selon eux, en raison des menaces de représailles liées à leur collaboration passée avec les forces américaines.
Ce projet de transfert vers certains pays africains, dont la RDC, suscite des critiques croissantes de la part d’organisations de défense des droits humains. Certaines estiment qu’une telle option pourrait placer les migrants dans une impasse, les poussant à refuser leur transfert au risque d’un renvoi vers leur pays d’origine.
En RDC, l’éventualité de cet accord soulève également des interrogations. Des analystes pointent le manque de clarté entourant les modalités de séjour, la durée de prise en charge et les responsabilités respectives des parties impliquées.
Alors que la situation sanitaire des migrants sud-américains à Kinshasa reste à éclaircir, et que les tensions autour du projet concernant les Afghans persistent, ces développements illustrent la complexité croissante des politiques migratoires internationales et leurs répercussions locales.
HERVÉ KABWATILA































































