La marche de la Coalition Article 64 (C64), organisée mardi à Kinshasa, a été dispersée à Limete alors que les manifestants se dirigeaient vers le point de chute. Arrivé vers 14 heures au siège de son parti, Martin Fayulu a dénoncé ce qu’il considère comme une intervention insuffisante de la police face aux éléments de la Force du progrès, qu’il accuse d’avoir empêché les manifestants de poursuivre librement leur itinéraire.
Les militants de la C64, conduits notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, étaient partis de l’Échangeur de Limete à 12h02.
Selon les témoignages rapportés par les organisateurs, le cortège a été dispersé entre la 12e et la 11e rue, sur le boulevard Lumumba, dans un contexte marqué par la présence d’éléments de la Force du progrès, présentée comme un mouvement de jeunes proche de l’UDPS-Tshisekedi.
À son arrivée au siège de son parti, Martin Fayulu boitait et était soutenu par certains de ses proches. Son entourage affirme que l’opposant aurait été atteint par un projectile au cours de la manifestation. Les circonstances exactes de cette blessure n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante.
Prenant la parole après les événements, le président de l’ECiDé a dénoncé les conditions dans lesquelles la marche s’est déroulée. « Ils nous ont tendu un guet-apens. J’ai vu des machettes à quatre mètres de moi », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par son entourage.
Martin Fayulu a également mis en cause l’attitude des forces de l’ordre, estimant que la police n’avait pas suffisamment protégé les manifestants face aux éléments de la Force du progrès.
De son côté, Delly Sesanga, président du parti Envol et l’un des leaders de l’opposition congolaise, a également dénoncé le déroulement de la manifestation. Selon lui, des éléments de la police, accompagnés de membres de la Force du progrès, auraient retourné leurs armes contre les manifestants.
« Des éléments de la Police, accompagnés des éléments de la milice des Forces du progrès, ont tourné leurs armes contre nous, transformant l’exercice d’une liberté constitutionnelle en un véritable guet-apens », a affirmé Delly Sesanga.
La marche de la C64 intervient dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo. Les organisateurs entendaient exercer leur droit de manifester, tandis que la dispersion du cortège à Limete a donné lieu à de vives accusations de la part des responsables de l’opposition.
HERVÉ KABWATILA


























































