Depuis sa résidence à Goma, l’ancien président de la République Joseph Kabila a brisé le silence sur sa présence dans cette ville, actuellement siège des institutions de l’AFC-M23, depuis sa chute il y a plus d’une année.
Au cours d’une interview, le président du PPRD a déploré une fixation sur sa présence soulignant que Goma demeure une ville congolaise malgré le contexte actuel.
« Goma, c’est chez moi. Je vous reçois dans la maison que j’ai achetée en 1999 », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.
Pour Kabila, les accusations de collusion avec les rebelles par le fait qu’il réside à Goma, est un acharnement contre sa personne et sa famille politique qui aurait commencé depuis 2019.
« Bien avant la naissance de l’AFC/M23. Je considère que je suis en droit d’être en contact et de parler avec tous les Congolais en ayant comme objectif principal la cohésion et la recherche de la paix. Pour moi, c’est même une mission », a-t-il soutenu.
L’ancien Chef de l’Etat a également réagi à la frappe de drone qui a tué une employée française de l’Unicef et deux civils congolais le 11 mars dernier, à Goma, près de sa résidence.
« On a toujours été visé par le régime de Kinshasa.
Est-ce que j’étais ciblé personnellement? Est-ce la population congolaise qui était visée comme elle l’est depuis des mois dans le Masisi, sur les Hauts Plateaux ou partout ailleurs? Des enquêtes sont en cours. Mais je garde le moral », a-t-il laconiquement soutenu.
Par ailleurs, le président honoraire a réaffirmé sa détermination à mobiliser les congolais de tous bords contre la « dictature ».
« Je ne pense pas à demain, je pense à aujourd’hui. Je l’ai déjà dit en mai dernier, il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui vient de s’installer. Et pour y arriver, il faut mobiliser, sensibiliser tous les Congolais, qu’ils soient en exil ou à l’intérieur du pays. Il faut que ce soit une mission pour chacun de nous. Et pour en finir avec ce régime, les Congolais ont à leur disposition l’article 64 de la Constitution (Tout Congolais a l’obligation de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution, NdlR », a-t-il martelé.
Le président honoraire de la RDC, Joseph Kabila Kabenga avait été condamné par contumace à la peine capitale par la justice congolaise. Il avait été reconnu coupable de trahison et de crimes contre l’humanité.
Mont Carmel NDEO





























































