L’archevêque Ejiba Yamapia s’est déclaré satisfait de la mobilisation enregistrée lors de la marche pacifique organisée vendredi 05 juin 2026 à Kinshasa en faveur d’un référendum sur le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. Selon lui, les objectifs fixés par les organisateurs ont été atteints malgré les contraintes rencontrées avant le déroulement de la manifestation.
S’exprimant au terme de cette marche initiée par la Coalition citoyenne pour la nation (CCN), le responsable religieux a estimé que la forte participation observée témoigne de l’intérêt d’une partie de la population pour le débat constitutionnel en cours.
« Les objectifs ont été atteints. Le peuple est sorti, il a marché », a affirmé Ejiba Yamapia, soulignant que la délocalisation de dernière minute du lieu de rassemblement n’a pas empêché la tenue de l’événement. Selon lui, l’affluence constatée sur le parcours de la marche constitue une preuve de l’adhésion des participants à l’initiative.
L’archevêque a également rejeté les critiques de certains observateurs qui ont relativisé l’ampleur de la mobilisation. « Il y a eu une grande affluence, les images en témoignent », a-t-il déclaré, estimant que les appréciations divergentes relevaient de la liberté d’opinion.
Cette marche s’inscrivait dans le cadre de la campagne menée depuis plusieurs semaines par la CCN en faveur d’une réforme constitutionnelle. Les organisateurs plaident pour l’organisation d’un référendum afin de permettre aux Congolais de se prononcer directement sur l’avenir de la Constitution de 2006.
Pour Ejiba Yamapia, la question du changement de la Constitution doit être tranchée par la voie populaire. « Donnez la parole au peuple. Le peuple, c’est le souverain », a-t-il insisté, réaffirmant son appel à la tenue d’une consultation référendaire pour départager les partisans et les opposants à la réforme constitutionnelle.
La manifestation intervient dans un contexte de vifs débats politiques autour de l’avenir institutionnel de la RDC. Alors que certains acteurs soutiennent l’idée d’une réforme de la loi fondamentale, d’autres y voient une menace pour l’équilibre institutionnel établi par la Constitution actuellement en vigueur.
HERVÉ KABWATILA




























































