Le président de la République Félix Tshisekedi, a officialisé la création du Fonds de soutien et de développement des Forces armées de la RDC (FSD/FARDC).
L’ordonnance signée le 20 mars 2026 et rendue publique ce mercredi, renseigne que le
FSD/FARDC est un service public dépourvu de personnalité juridique, mais doté d’une autonomie administrative et financière.
Lors de l’adoption par le Conseil des ministres du projet d’ordonnance fixant l’organisation et le fonctionnement de ce service public en décembre 2025, le vice-premier ministre de la Défense a indiqué que l’objectif principal est de financer la programmation militaire, notamment par la collecte de toutes sommes sous forme d’efforts de guerre au titre de contribution du pouvoir central, des provinces, des entités territoriales décentralisées, des entreprises publiques ou privées, des bailleurs des fonds, des partenaires et de toute personne physique ou morale des droits publics ou privés.
À cette qualité, le Fonds joue le rôle de négociateur des pourcentages, des quotités à ponctionner sur les actes générateurs des recettes du pouvoir central ciblées en rapport avec la défense nationale. Il assure le suivi et la collecte des fonds affectés au profit de la défense nationale et anciens combattants, l’initiation, la négociation et la détermination des quotités à percevoir dans le contrat des partenariats, la sensibilisation de toutes les couches sociales à contribuer à l’effort de guerre.
Le FSD/FARDC est constitué de trois organes : la coordination nationale, les directions centrales et les directions régionales. La coordination nationale, instance dirigeante, comprend un coordonnateur national, un coordonnateur national adjoint, un secrétaire technique et un secrétaire technique adjoint.
Le coordonnateur national et son adjoint sont nommés et, le cas échéant, révoqués par le président de la République.
Le coordonnateur national assure la gestion courante du FSD/FARDC, notamment les ressources humaines, les finances, ainsi que les biens meubles et immeubles. Il est tenu de soumettre, en début d’année, au ministre de la Défense des mesures de mobilisation des recettes et de lui remettre un rapport d’activité annuel.
L’opérationnalisation de ce Fonds permettra au gouvernement de doter les FARDC des équipements adaptés aux menaces actuelles et futures et de développer les capacités fonctionnelles et opérationnelles des forces armées pour restaurer et maintenir la paix sur toute l’étendue du territoire national.
Mont Carmel NDEO





























































