Le gouvernement a annoncé une batterie de mesures destinées à endiguer la criminalité urbaine impliquant des hommes en uniforme et la circulation illicite d’armes légères et de petit calibre. L’annonce a été faite au terme d’une réunion interinstitutionnelle tenue au ministère de l’Intérieur, présidée par le Vice-Premier ministre, Jacquemain Shabani.
Lors de cette réunion, les membres du gouvernement ont relevé que le déficit de discipline et de commandement au sein de certaines unités, la circulation et la prolifération d’armes légères, ainsi que l’insuffisance des mécanismes de contrôle interne et des sanctions disciplinaires et pénales sont les principaux facteurs de la prolifération de ce phénomène.
Selon les eux, ces facteur favorisent l’émergence d’une « nouvelle forme de criminalité urbaine ».
Face à cette situation, le gouvernement a annoncé le lancement de l’opération de contrôle contre la détention illicite des armes.
Lancée au niveau national et pilotée par la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC) avec l’appui de la Police militaire, elle vise à démanteler les réseaux de circulation d’armes légères et de petit calibre.
Dans cette même optique, le chef d’État-Major général des Forces armées (FARDC) et le commissaire général de la Police ont été enjoints d’appliquer les sanctions disciplinaires et pénales aux
auteurs ou vecteurs de la prolifération des armes.
Sur le plan judiciaire, le gouvernement mise sur l’intensification des audiences foraines, des procédures judiciaires mobiles tenues sur le terrain en vue d’une réponse à la fois dissuasive et pédagogique.
D’autre part, les autorités ont décidé de créer d’une cellule de suivi composée des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice et du Conseil supérieur de la magistrature. Elle a pour mission d’assurer le suivi tout au long de la chaîne pénale.
À Kinshasa comme dans toutes les grandes villes de la RDC, les populations vivent dans une peur constante, alors que des incidents de vols à main armée ainsi que de braquages tant de jour que de nuit font rage.
Lors d’une réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a souligné que ces actes criminels créent un climat de psychose et perturbe non seulement la vie des familles touchées, mais aussi le tissu social et économique de la ville.
Mont Carmel NDEO




























































