L’accord entre Kinshasa et Washington pour l’accueil des migrants en situation irrégulière expulsés des États‑Unis est au cœur d’une vive controverse.
Alors que le gouvernement affirme que cet accueil temporaire est exclusivement prise en charge par le gouvernement américain, l’opposition se dit « choquée » par cet accord.
Dans une déclaration faite à FOXTIME.CD, le porte‑parole de la coalition, Prince Epenge a accusé le régime Tshisekedi de mettre le pays en difficulté pour des calculs politiques.
La plateforme rappelle que la RDC fait face aux défis humanitaires avec plus de six millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, des populations réfugiées dans des pays voisins et des régions affectées par l’insécurité.
Dans ce contexte, Lamuka s’interroge sur la capacité des autorités congolaises à assurer la prise en charge de nouveaux arrivants.
« Le Congo a plus de 6 millions de déplacés internes, 6 millions de ces enfants quil arrive pas à nourrir, qui n’arrivent pas à sécuriser. Le long de cette frontière, avec le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et d’autres pays frontaliers, il y a près de 3 millions de Congolais qui sont réfugiés, qui n’ont ni eau ni électricité, qui manquent à manger, comme en Ouganda où les Congolais meurent chaque jour dans les camps de réfugiés alors que le gouvernement de Félix Tshisekedi est incapable de les protéger et de prendre soin d’eux. Comment expliquer qu’alors que le pays est en guerre, alors que Kinshasa est dans l’insécurité absolue, qu’on accepte que ces migrants, ces réfugiés que Donald Trump lui-même qualifie de dangereux pour son pays, des criminels, des terroristes, on puisse les déporter jusqu’au Congo, à Kinshasa, une mégalopole qui est déjà dans l’insécurité totale », a déclaré Prince Epenge.
« En effet, la raison de cette capitulation est simple. Pour obtenir un troisième mandat, Félix Tshisekedi est prêt à tout, même à faire de son pays un camp de réfugiés à ciel ouvert, pour la coalition LAMUKA, et pour le peuple congolais, ceci est une raison », déplore le porte-parole de cette structure politique dirigée par l’opposant Martin Fayulu.
Pour étayer son argumentaire, Lamuka rappelle qu’en 2024, Kinshasa avait dénoncé un accord similaire conclu entre le Royaume‑Uni et le Rwanda, le qualifiant d’« amoral et inefficace ».
En outre, la coalition a mis en exergue les déclarations publiques de Donald Trump qualifiant certains migrants de menaces pour son pays.
« Donald Trump a qualifié les migrants aux États-Unis de terroristes, de voyous, de prisonniers, de criminels, de bandits, de pédophiles qui ne pouvaient plus résider sur les sols américains et qu’il faut à tout prix envoyer vers les pays du tiers-monde, des républiques bananières comme la RDC », a fait observer Patrick Epenge.
Au regard des enjeux sécuritaires, Lamuka a demandé au Congrès américain d’annuler les déportations vers la RDC.
« Les congolais attendent de l’Amérique, la fin de la guerre pas qu’elle fasse du Congo, un Asil pour les fous, terroristes et pédophiles », a-t-il conclu.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais a affirmé que cette démarche est établie dans le respect de la souveraineté en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers sur son territoire.
Le porte-parole du gouvernement congolais, patrick Muyaya a rassuré que le gouvernement détient « la pleine maîtrise » des décisions relatives à l’admission sur son territoire, aux conditions de séjour, au contrôle, au retrait du statut temporaire et, le cas échéant, aux mécanismes de retour ou d’éloignement des personnes concernées, conformément à sa législation.
Mont Carmel NDEO






























































