La rédaction de Foxtime.cd a constaté, ce mercredi 08 avril 2026, une situation de désordre préoccupante devant la devanture de Hôpital Saint Joseph, situé sur le Boulevard Lumumba, dans la commune de Limete. Cet espace, censé rester dégagé pour faciliter l’accès aux services de santé, est aujourd’hui transformé en un parking improvisé occupé par des camions-remorques.
Selon les observations effectuées sur place, plusieurs poids lourds sont stationnés de manière anarchique le long de cette artère principale, entravant à la fois la circulation des piétons et celle des véhicules. Cette situation crée des embouteillages récurrents et complique l’accès rapide à l’établissement hospitalier, notamment pour les ambulances et les patients en situation d’urgence.
Ce constat intervient quelques mois après la décision du gouvernement congolais d’interdire formellement le stationnement sur les places publiques et le long des grandes artères de la capitale Kinshasa. Cette mesure visait notamment à fluidifier le trafic routier et à améliorer la sécurité des usagers.
Malgré cette réglementation, son application sur le terrain semble rencontrer des difficultés. Plusieurs riverains interrogés dénoncent un manque de contrôle de la part des autorités compétentes et pointent du doigt l’absence de sanctions dissuasives contre les contrevenants.
« C’est devenu un vrai problème. On ne circule plus librement, surtout aux heures de pointe. Même accéder à l’hôpital devient compliqué », témoigne un habitant de Limete.
De leur côté, certains conducteurs de camions évoquent le manque d’aires de stationnement adaptées dans la ville, les poussant à occuper des espaces non autorisés.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler à une intervention urgente des autorités urbaines et des services de régulation de la circulation, afin de faire respecter la loi et restaurer l’ordre sur cette voie stratégique.
En attendant, le désordre persiste, au détriment des usagers de la route et des patients de l’hôpital, dans une ville où la question de la mobilité reste un défi majeur.
HERVÉ KABWATILA































































