À la tombée du verdict, la stupéfaction était totale. Malgré le tollé national et international, David Balanganayi, le médecin de l’hôpital général de référence de Kinkole qui avait été filmé en train d’asséner des coups à sa patiente, s’en est bien sorti avec une peine clémente de deux mois de servitude pénale assorti d’un sursis de 12 mois.
Mais au-delà, d’un verdict, cette affaire a mis en lumière l’ingérence politique dans les décisions judiciaires en violation du principe de séparation des pouvoirs.
Dans une vidéo distillée dans les réseaux sociaux, l’accusé affirme avoir bénéficié du soutien du Président de la République, Félix Tshisekedi dont l’épouse, la Première Dame, Denise Nyakeru s’était pourtant impliquée pour que justice soit faite à la femme victime.
« Je remercie le président de la République, parce que j’avais reçu son envoyé au cachot. C’est un haut gradé. Il m’a dit : J’ai eu le privilège de vous voir, et ne vous en faites pas, tout est déjà fin prêt », a-t-il déclaré lors sa prédication devant un parterre de fidèles de son église.
Cette sortie médiatique remet en cause l’indépendance de la justice dans un pays qui se veut « État de droit ».
Mont Carmel NDEO































































