Les députés provinciaux des 26 provinces de la RDC tirent la sonnette d’alarme. Ils sont impayés depuis dix mois, ces élus dénoncent l’indifférence du gouvernement face à leur situation qu’ils jugent préoccupante.
Dans une déclaration faite dimanche 12 avril dernier à Kinshasa, ils regrettent que plusieurs instructions du chef de l’État relative à leur prise en charge ne soient pas prises en compte. Une situation qui, selon eux, met en difficulté non seulement les élus, mais aussi le bon fonctionnement des institutions provinciales.
Le député Marcel Zuambi, questeur du collectif des députés provinciaux appelle ainsi le gouvernement à réagir rapidement.
» Depuis maintenant plus de dix mois, nous acquisons un retard de paiement de nos émoluments alors même que nous avons été élus le même jour que le président de la République, les députés nationaux ainsi que les sénateurs, ces derniers ayant été désignés par chiffrage universel indirect à partir de nos assemblées. Il est profondément regrettable de constater que, parmi l’ensemble des institutions issu du processus électoral, les députés provinciaux sont aujourd’hui les seuls à être systématiquement négligés alors que les autres élus, députés nationaux et sénateurs, perçoivent régulièrement leurs émoluments » a-t-il déclaré.
Et de poursuivre :
» Plus inquiétant encore, à plusieurs reprises, nous avons appris que des instructions claires ont été données par les chef de l’État pour que notre situation soit régularisée. La dernière instruction du chef de l’État est celle donnée en date du 27 mars 2026 lors de la 13ème conférence des gouverneurs tenue dans la ville de Bandundu du 24 au 28 mars de cette année. Pourtant, force est de constater que ces directives ne sont toujours pas exécutées. Pourquoi les instructions du chef de l’État ne sont-elles pas respectées ? Qui bloque leur mise en œuvre ? Et pour quelles raisons ? » S’interroge t-il, tout en précisant que » Cette situation porte gravement atteinte à notre dignité. Elle compromet le bon fonctionnement des institutions provinciales et met en péril la stabilité sociale dans nos provinces respectives. » A renchérit Marcel Zuambi, questeur du collectif des députés provinciaux.
Junior Mp































































