L’accord de coopération migratoire entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis, annoncé officiellement le 5 avril 2026, suscite de vives critiques au sein de la société civile et de l’opposition. Le mouvement DeboutRDC, à l’instar d’autres structures citoyennes et politiques, exige une transparence totale sur les termes de ce partenariat inédit
Dans une interview exclusive accordé à la presse, Maitre Joseph Mulunda Simba, porte-parole de la plateforme invite le gouvernement à une transparence dans la gestion de cette coopération ainsi que la nécessité de préserver la sécurité et la souveraineté du pays, et beaucoup plus clarté dans la communication, car « l’absence d’informations officielles précises alimente les spéculations et l’inquiétude au sein de la population ».
« Nous invitons le gouvernement congolais à faire preuve de plus de transparence dans le traitement de ce dossier. Les citoyens ont le droit de savoir qui sont ces migrants, dans quel cadre ils arriveraient et quelles garanties existent pour leur prise en charge », affirme-t-il.
Le porte-parole souligne que toute décision concernant l’accueil de migrants doit s’inscrire dans un cadre légal clair et respecter les intérêts nationaux. Selon lui, une communication proactive des autorités permettrait d’éviter les rumeurs et de renforcer la confiance entre l’État et la population.
Appel à la vigilance sans céder à la manipulation
Face à la sensibilité du sujet, DeboutRDC appelle également la population congolaise à adopter une attitude responsable et met en garde contre toute atteinte à la souveraineté nationale.
« Nous demandons à nos compatriotes de rester vigilants, mais sans céder à la manipulation ou à la désinformation. Ce dossier ne doit pas être instrumentalisé à des fins politiques ou sociales. La RDC est un pays hospitalier, mais cette hospitalité doit s’exercer dans le respect des lois et de la sécurité nationale », insiste Joseph Mulunda.
Par ailleurs, Le mouvement DeboutRDC exige également une communication claire de la part des autorités américaines. Me Joseph Mulunda estime que les États-Unis doivent fournir des informations détaillées sur la situation globale de chaque migrant concerné, car ces éléments sont indispensables pour garantir une gestion responsable et sécurisée de l’opération.
« Il est essentiel de connaître leur statut juridique, leur parcours migratoire, leur état de santé ainsi que les raisons précises de leur transfert vers la RDC. La transparence doit être mutuelle. Les autorités américaines ont l’obligation morale et diplomatique d’informer pleinement le gouvernement congolais et son peuple », souligne-t-il.
Et d’ajouter :
« La sécurité et la souveraineté du Congo sont non négociables. Toute initiative impliquant l’accueil de migrants doit être évaluée à l’aune de ces principes fondamentaux », a martelé le porte-parole.
Il a en outre rappeler que la RDC fait déjà face à de nombreux défis sécuritaires et humanitaires, notamment dans sa partie orientale. Dans ce contexte, il estime qu’une telle décision doit être prise avec prudence et en concertation avec toutes les parties prenantes, y compris la société civile.
Dans un contexte de crise humanitaire à l’Est du pays, l’installation temporaire de ces migrants aux alentours de Kinshasa inquiète quant aux capacités de gestion et aux risques d’externalisation des politiques migratoires occidentales vers des États dits « fragiles »
Alors que certains y voient une étape de consolidation de l’alliance stratégique avec les États-Unis, la pression populaire monte pour que le gouvernement justifie ce choix diplomatique face aux priorités nationales de sécurité et de développement.
JAMES KABWE































































