Réuni mercredi 15 avril 2025 à New York , le Conseil de sécurité des Nations Unies a examiné la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans un contexte marqué par les récents accords de paix conclus avec le Rwanda sous la médiation des États-Unis.
Prenant la parole, la représentante des Etats-Unis a salué les avancées diplomatiques récentes, qualifiant la signature des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali de « réalisation notable ».
Elle a attribué cette percée à l’implication directe du président Donald Trump, soulignant une « diplomatie de tous les instants » ayant permis de « sortir de l’impasse ». Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre complète des engagements afin de garantir « la paix, la stabilité et la prospérité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs ».
Dans son intervention, la représentante des États-Unis a aussi évoqué les efforts parallèles de médiation. Elle a remercié le Qatar pour son rôle dans la facilitation du dialogue entre la RDC et le groupe armé M23, ainsi que la Suisse pour son offre d’accueillir les pourparlers en cours. Elle a également salué l’action de l’Union africaine, qu’elle considère comme essentielle à une solution durable « pilotée par l’Afrique ».
L’intervention a néanmoins été marquée par des préoccupations persistantes. Les États-Unis a dénoncé la poursuite des activités militaires rwandaises dans l’est congolais, les qualifiant de violation des accords en vigueur. Elle a appelé à un « retrait immédiat » des troupes rwandaises, tout en réaffirmant « la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique » de la RDC.
Parallèlement, elle a exhorté les autorités congolaises à respecter leurs propres engagements, notamment la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), jugée indispensable pour répondre aux préoccupations sécuritaires régionales et rompre les cycles de méfiance.
La représentante des Etats-Unis a également évoqué la possibilité pour son pays de prendre des mesures coercitives en cas de non-respect des engagements, rappelant que les États-Unis ont récemment proposé des sanctions ciblées contre des responsables militaires rwandais accusés de déstabilisation.
En conclusion, les États-unis rappellent que « ceux et celles qui sapent la paix devraient s’attendre à des conséquences », tout en réaffirmant l’engagement américain et international en faveur d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Elle a assuré que la communauté internationale continuerait de suivre de près l’évolution de la situation.
La Rédaction































































