Le gouvernement de la République démocratique du Congo poursuit ses opérations visant à neutraliser les éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe armé actif dans l’Est du pays. Selon des sources concordantes, environ 70 combattants actuellement cantonnés à Mubambiro, sous la supervision de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, devraient être rapatriés vers le Rwanda au cours de la semaine prochaine.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) soutenus par les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux. Elle intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans la région du Grand Kivu, marquée par la présence persistante de groupes armés locaux et étrangers.
En visite dans l’espace Grand Kivu, James Swan, chef de la MONUSCO, a dressé un état des lieux de la situation sécuritaire lors d’une conférence de presse. Il a souligné que la neutralisation des FDLR demeure une priorité pour les Nations unies.
« En quittant la brousse le samedi 25 avril 2026 pour accepter, après sensibilisation, un retour dans leur pays, ces hommes, ces femmes et ces enfants se donnent une chance d’un avenir meilleur pour eux et pour leurs familles », a déclaré James Swan à Mubambiro.
Le responsable onusien a également lancé un appel aux combattants rwandais encore présents dans les zones forestières de l’Est de la RDC, les exhortant à rejoindre le processus de désarmement volontaire et de rapatriement. Une démarche jugée essentielle pour réduire durablement les violences dans cette partie du territoire.
D’après la MONUSCO, l’appui aux autorités congolaises se poursuit à plusieurs niveaux, notamment en matière de protection des civils, de sécurisation des zones sensibles et de facilitation des opérations de rapatriement. L’objectif affiché reste la restauration progressive de la stabilité et la consolidation de la paix dans l’Est du pays.
Malgré ces avancées, des défis importants subsistent, notamment la résilience des groupes armés et les tensions régionales persistantes. Toutefois, le rapatriement annoncé constitue un signal encourageant pour les efforts de pacification en cours.
HERVÉ KABWATILA































































