L’ONG African Resources Watch ( AFREWATCH) dénonce l’arrestation et la détention, jugées arbitraires, de 11 membres de la communauté du village Kabombwa à Fungurume, dans la province du Lualaba en RDC. Ces personnes ont été interpellées le 1er mai 2026 dans un contexte de tensions liées à la spoliation présumée de terres et à la pollution générée par la société minière Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale du groupe CMOC.
AFREWATCH dénonce des arrestations sans convocation préalable et des conditions de détention préoccupantes au cachot du parquet de Fungurume et exige leur libération immédiate et sans condition.
« L’Observatoire Africain des Ressources Naturelles (AFREWATCH) condamne avec véhémence l’arrestation arbitraire suivie de la détention illégale de 11 personnes, membres de la communauté délocalisée de Kabombwa et exige leur libération immédiate et sans condition. » Peut-on lire de la dénonciation de l’ONG
Pour l’Observatoire Africain des Ressources Naturelles le recours à la force par les autorités politiques et judiciaires de Fungurume, en lieu et place d’un dialogue constructif, non seulement conforte l’entreprise dans ses pratiques abusives, mais fragilise davantage des populations locales déjà vulnérables face à l’expansion des activités minières.
Selon la meme source, le conflit porte sur la délocalisation de Kabombwa, dont les engagements de prise en charge médicale et de restauration des moyens de subsistance ne seraient pas respectés, poussant certains habitants à retourner sur leurs terres.afin de réclamer leurs droits violés et la réparation de la spoliation de leurs terres par TFM.
l’ONG dénonce l’inaction des autorités Communales face aux revendications des victimes dûment formulées dans le cadre du processus de leur délocalisation non achevée. Leur protestation est motivée par la gravité de la situation sanitaire post soi-disant délocalisation et de la précarité des conditions de vie induit par le manque des vivres et d’autres moyens de subsistance.
Des rapports récents de 2026 (EIA/PremiCongo) accusent TFM de graves émissions de dioxyde de soufre ((SO_{2})) dans la zone, causant des problèmes respiratoires et des saignements de nez chez les riverains.
Contexte
C’est depuis 2023 que la communauté locale de Kabombwa a été délocalisée de ses terres à cause de la pollution de l’air, de l’eau et des sols de l’usine à chaux construite par la société Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale de China Molybdenum Co., Ltd (CMOC), affectant considérablement leurs cultures et leur santé.
D’après les délocalisés de Kabombwa, lors des négociations, l’entreprise TFM avait pris l’engagement de restaurer leurs moyens de subsistance et de poursuivre la prise en charge médicale des personnes malades. Cependant, trois ans après, aucun engagement n’a été respecté, alors que d’une part, les cas de maladies augmentent et s’aggravent de plus en plus et d’autre part, faute d’accompagnement social, plusieurs familles vicitmes vivent toujours dans la précarité.
Face à l’absence des solutions satisfaisantes, au silence de l’entreprise et à l’aggravation de leur désespoir, certains habitants ont choisi de retourner sur leurs terres pour réclamer la réparation de leurs droits violés par la société TFM.
JAMES KABWE





























































