Des sanctions « sévères » seront prises à l’encontre de tout agent de l’ordre impliqué dans des actes de complicité avec des criminels perturbant la sécurité publique dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a appris la presse samedi de source administrative.
Selon les autorités locales, cette mesure vise à renforcer la lutte contre l’insécurité et à restaurer la confiance de la population envers les services de sécurité.
« Des sanctions sévères seront prises contre tout agent de l’ordre impliqué dans des actes de complicité avec des criminels ou groupes d’inciviques troublant la quiétude de la population », a déclaré Franck Mbo, bourgmestre de la commune de N’sele.
L’autorité communale s’exprimait dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de banditisme urbain dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise. Ces derniers mois, des habitants de certaines communes de Kinshasa dénoncent des cas présumés de collusion entre des éléments des forces de sécurité et des groupes criminels opérant notamment durant la nuit.
Le bourgmestre a indiqué que les services compétents ont été instruits de renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance au sein des unités de sécurité déployées dans la commune. Il a également appelé les habitants à collaborer avec les autorités en dénonçant tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité publique.
Cette annonce intervient alors que les autorités provinciales multiplient les initiatives visant à lutter contre l’insécurité dans la capitale congolaise, confrontée à des défis persistants liés au banditisme, au chômage des jeunes et à la prolifération des groupes délinquants communément appelés « kuluna ».
HERVÉ KABWATILA




























































