L’Aéroport international de Bangoka, situé à Kisangani dans la province de la Tshopo, a une nouvelle fois été ciblé par une attaque attribuée à la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23).L’incident ravive les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des principaux fronts de combats dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés lors de cette opération visant cette infrastructure stratégique à usage à la fois civil et militaire.Aucun bilan officiel faisant état de victimes ou de dégâts matériels importants n’avait été communiqué au moment de la rédaction de cet article.
Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’attaque, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) installé au sein de l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle affirme vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour mener des frappes contre les territoires sous son contrôle.
De leur côté, les autorités congolaises dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire susceptible de mettre en danger les populations civiles ainsi que les activités aériennes dans la région. Des responsables militaires rappellent qu’au début des mois de février et de mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient déjà été signalées contre le même aéroport. À l’époque, les FARDC avaient indiqué avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles, sans signaler officiellement de pertes humaines ni de dommages majeurs.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka occupe une position stratégique majeure en RDC. Il constitue un point névralgique pour les liaisons aériennes civiles, mais également pour les opérations militaires et logistiques dans le nord-est du pays. Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu.
Malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions autour d’un cessez-le-feu sous médiation internationale, les affrontements persistent dans l’Est de la RDC, où l’activité de groupes armés continue d’alimenter l’instabilité sécuritaire et les déplacements de populations civiles.
HERVÉ KABWATILA





























































