La ville de Kisangani subit effectivement une paralysie totale de ses activités socio-économiques ce lundi 1er juin 2026. La colère des taximen motos a éclaté à la suite d’une hausse spectaculaire du prix du litre de carburant, qui a franchi la barre historique de 12 000 FC chez les revendeurs.
Les motards ont bloqué les principales artères de la ville, suspendant tout transport en commun par moto pour la journée.
Le litre d’essence, qui s’échangeait déjà difficilement ces derniers mois autour de 4 000 FC à 5 500 FC, a bondi jusqu’à 9 000 FC et 12 000 FC en l’espace de 24 heures.
Une grave pénurie s’est installée, poussant la majorité des stations de la place à fermer leurs portes.
Cette crise majeure s’explique principalement par le blocage de camions-citernes appartenant aux pétroliers de l’Est au point kilométrique 23, à l’entrée de Kisangani.
De manière plus structurelle, la province de la Tshopo souffre d’un conflit d’approvisionnement. Les produits issus de la ligne Ouest (Kinshasa) bénéficient de subventions et d’allégements de l’État, tandis que les pétroliers de la ligne Est (via les pays voisins) font face à de lourdes charges logistiques et fiscales, rendant l’harmonisation des prix à la pompe extrêmement complexe.
Face à l’urgence, une réunion de crise s’est tenue dès dimanche entre les autorités provinciales et la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Le gouverneur de la Tshopo a annoncé une descente sur le terrain pour inspecter et réglementer les stations-service afin de stopper la spéculation des prix. Un assouplissement de la situation reste suspendu à la libération des camions bloqués et à l’application des récents accords de tarification négociés à Kinshasa.
JMAES KABWE

























































