Le secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere, a exprimé son scepticisme quant au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, estimant que cette initiative suscite davantage d’interrogations que d’espoirs au sein de l’opposition.
Intervenant sur la scène politique à la suite de l’annonce de ce dialogue inclusif, le cadre du PPRD s’est demandé si cette démarche ne constituait pas une simple « photocopie » des consultations organisées à Bujumbura. Selon lui, ces précédentes rencontres n’ont pas produit de résultats suffisamment convaincants pour justifier un nouvel exercice du même type.
Ferdinand Kambere a également mis en doute la volonté réelle du pouvoir de favoriser un dialogue sincère et constructif. Pour ce proche collaborateur d’Emmanuel Ramazani Shadary, il est difficile d’accorder du crédit à une initiative portée par un régime qu’il accuse d’installer « la dictature la plus sauvage » en République démocratique du Congo.
L’opposant a par ailleurs critiqué les débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle. Il a rappelé que le président Félix Tshisekedi avait prêté serment à deux reprises sur la Constitution actuellement en vigueur, estimant dès lors que toute volonté de modification du texte fondamental soulève des questions de cohérence politique et institutionnelle.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les consultations engagées autour du dialogue national, une initiative soutenue notamment par la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), dans l’objectif affiché de favoriser un consensus national face aux défis politiques et sécuritaires du pays.
Alors que la majorité présidentielle présente ce dialogue comme une opportunité de renforcer la cohésion nationale, plusieurs figures de l’opposition continuent de réclamer des garanties sur son caractère inclusif, ses objectifs réels ainsi que les conditions de sa tenue. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer l’adhésion ou non des principales forces politiques à cette initiative présidentielle.
HERVÉ KABWATILA



























































