Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé de suspendre pour une durée de trente jours le pasteur de toute apparition sur les médias opérant en République démocratique du Congo. La mesure a été prise à l’issue d’une assemblée plénière tenue le 5 juin 2026 à Kinshasa.
Selon la décision de l’organe de régulation, plusieurs griefs ont été retenus contre le responsable religieux à la suite d’une prédication prononcée dans la capitale congolaise. Le CSAC l’accuse notamment d’avoir tenu des propos jugés injurieux, méprisants et discriminatoires à l’endroit de certains citoyens congolais, en particulier des membres et sympathisants de l’opposition politique.
L’institution d’appui à la démocratie reproche également au pasteur Jules Mulindwa de ne pas avoir répondu favorablement à une convocation officielle.
Convoqué le 28 mai dernier pour présenter ses moyens de défense devant les instances compétentes, l’intéressé aurait refusé de collaborer avec le régulateur des médias.
Dans son examen du dossier, le CSAC affirme avoir constaté la diffusion de plusieurs contenus audiovisuels considérés comme inappropriés et contraires aux bonnes mœurs sur diverses plateformes numériques associées à l’homme de Dieu.
L’organe de régulation rappelle que le pasteur Jules Mulindwa, en raison de son influence dans les domaines de la communication et de l’enseignement religieux, est tenu au respect des règles éthiques et déontologiques visant à préserver la sensibilité du public, notamment celle des jeunes et des enfants qui suivent régulièrement ses prédications.
En conséquence, le CSAC interdit à toutes les stations de radio, chaînes de télévision ainsi qu’aux plateformes numériques opérant en République démocratique du Congo de diffuser les programmes du pasteur ou de lui accorder un espace d’expression durant la période de suspension. L’institution prévient que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la législation en vigueur.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités de régulation renforcent leur vigilance sur les contenus diffusés dans les médias traditionnels et numériques, particulièrement ceux susceptibles d’affecter la cohésion sociale, le respect des citoyens et la protection des publics vulnérables.
HERVÉ KABWATILA





























































