La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la promotion de ses exportations. Quelque 6.000 produits fabriqués localement seront désormais autorisés à accéder au marché des Émirats arabes unis sans frais de douane, grâce aux accords internationaux conclus par le gouvernement congolais en faveur des opérateurs économiques nationaux.
L’annonce a été faite jeudi à Kinshasa par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, lors d’une matinée d’information commerciale organisée par la Fédération des entreprises du Congo (FEC), réunissant les acteurs du secteur privé et les responsables gouvernementaux autour des opportunités d’exportation.
« Le gouvernement, à travers le ministère du Commerce extérieur, a signé plusieurs accords internationaux qui constituent des avancées en faveur des opérateurs économiques, notamment l’intégration de 6.000 produits Made in DRC sur le marché des Émirats arabes unis sans frais de douane », a déclaré le ministre devant les participants.
Selon lui, cette mesure ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises congolaises en leur permettant d’accéder à un marché international stratégique situé au carrefour de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Elle devrait également contribuer à renforcer la compétitivité des produits congolais sur les marchés extérieurs, tout en favorisant l’augmentation des exportations non minières.
Le ministre a souligné que cette avancée s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à diversifier l’économie nationale, à valoriser la production locale et à améliorer l’intégration de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales.
Pour les opérateurs économiques, l’exonération des droits de douane représente une opportunité majeure de réduire les coûts d’exportation et d’accroître leur présence sur un marché à fort pouvoir d’achat. Les produits concernés couvriraient plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’artisanat, les produits manufacturés et d’autres biens issus de la transformation locale.
Lors de cette rencontre, les autorités ont également mis en avant les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires, faciliter les échanges commerciaux et renforcer les capacités des entreprises congolaises afin qu’elles puissent tirer pleinement profit des accords commerciaux internationaux conclus par le pays.
HERVÉ KABWATILA



























































