Aucun désengagement des Forces de défense rwandaises (RDF) n’a été constaté dans l’est de la République démocratique du Congo ce mercredi 15 juillet 2026, date butoir fixée implicitement par les États-Unis. Au contraire, les troupes rwandaises maintiennent leurs positions et continuent d’appuyer activement les offensives de la coalition rebelle AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’expiration du calendrier américain révèle un décalage flagrant entre les négociations de coulisses et la réalité des zones de conflit, dans plusieurs zones dont Mwenga, Kelehe et Fizi, des affrontements majeurs persistent, notamment dans les territoires de Mwenga, Kalehe et Fizi, compliquant toute tentative de trêve.
Selon les estimations de l’ONU font état de plus de 14 000 soldats rwandais déployés en RDC. Les seuls mouvements observés s’apparentent à des rotations de troupes plutôt qu’à un réel retrait.
Les forces du M23 et de Kigali consolident leur mainmise économique sur les zones minières stratégiques comme Rubaya, d’où s’organisent des exportations frauduleuses massives de coltan vers le Rwanda.
Les raisons du blocage diplomatique
Le suivi des accords révèle des failles structurelles majeures empêchant la concrétisation des promesses de désescalade, bien que le secrétaire d’État américain Marco Rubio ait exigé un retrait effectif pour la mi-juillet, l’accord de paix signé à Washington ne prévoit aucun mécanisme de sanction automatique en cas de non-respect.
De lautre côté, le Rwanda conditionne fermement le retrait de ses mesures de défense à la neutralisation préalable des rebelles rwandais des FDLR par les forces congolaises (FARDC).
À ce stade, un an après la signature du processus de Washington, seuls 35 % des engagements mutuels prévus par les feuilles de route ont été mis en œuvre. et donc la fin de de cet ultimatum pose la question de la crédibilité de la diplomatie américaine, alors que la RDC utilise simultanément d’autres leviers.
Les observateurs attendent de voir si l’administration américaine va appliquer de nouvelles restrictions ou des sanctions ciblées contre les hauts responsables rwandais pour faire respecter ses lignes rouges.
Coïncidant avec sa présidence tournante du Conseil de sécurité en ce mois de juillet, la RDC – par la voix de la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner – dénonce vivement l’inaction internationale face au pillage de ses minerais critiques qui finance la guerre.
Cependant, selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux, la présence de l’armée rwandaise et des combattants de l’AFC/M23 demeure une source, majeure de préoccupation sécuritaire et humanitaire.
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JAMES KABWE




























































