Alors que le débat sur le changement de la Constitution continue de polariser la classe politique congolaise, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a pris ses distances avec l’éventualité d’une marche de la majorité présidentielle prévue le 22 juillet prochain.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par l’annonce d’une mobilisation nationale de l’opposition congolaise contre ce qu’elle qualifie de projet visant à modifier la Constitution afin de permettre au régime en place de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028. Plusieurs figures de l’opposition ont déjà appelé leurs partisans à descendre dans la rue le 22 juillet pour exprimer leur rejet de toute initiative de changement de la Loi fondamentale.
Parallèlement, des déclarations attribuées au secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation (USN), André Mbata, évoquaient la possibilité d’une marche pacifique organisée le même jour par la plateforme présidentielle. Cette perspective faisait craindre des tensions entre les deux camps politiques.
Face à cette situation, Augustin Kabuya a clairement indiqué, ce mardi 14 juillet, que l’UDPS n’avait programmé aucune manifestation pour cette date.
« L’UDPS n’a prévu aucune marche le 22 juillet (…) Nous ne pouvons pas tomber dans un tel piège », a-t-il déclaré, écartant ainsi toute idée d’une contre-manifestation organisée par son parti.
Cette déclaration est perçue par plusieurs observateurs comme un désaveu des initiatives prêtées à certains responsables de la majorité présidentielle. Elle vise également à éviter une confrontation politique dans la rue entre partisans du pouvoir et de l’opposition, dans un climat déjà marqué par de vives divergences autour de la question constitutionnelle.
Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution demeure l’un des principaux sujets de discorde sur la scène politique congolaise. Tandis que les partisans de cette réforme estiment qu’elle permettrait d’adapter les institutions aux réalités actuelles du pays, l’opposition y voit une tentative de remise en cause de l’alternance démocratique et des acquis de la Constitution de 2006.
À quelques jours du 22 juillet, les regards restent tournés vers les autorités compétentes, appelées à garantir le caractère pacifique des manifestations annoncées et à préserver l’ordre public.
HERVÉ KABWATILA



























































