L’Intersyndicale de l’Université de Lubumbashi (UNILU) a saisi les autorités provinciales du Haut-Katanga pour réclamer l’amélioration de conditions socioprofessionnelles du corps enseignant de cet établissement de l’enseignement supérieur et universitaire.
Dans un mémorandum adressé aux autorités politiques et administratives de la province notamment l’exécutif et l’organe délibérant, l’intersyndicale plaide notamment pour l’application des nouveaux barèmes salariaux et l’assainissement de la paie complémentaire.
Selon le président de cette structure qui défend les droits du personnel de cet alma mater, Numbi Kanyepa Fernand, les revendications portent également sur le paiement de la prime de recherche ainsi que la dotation en véhicules pour les professeurs, en vue de faciliter l’exécution de leurs activités académiques.
En outre, l’organisation appelle également à l’amélioration des conditions des assistants engagés dans les formations du troisième cycle, notamment les parcours menant au DEA, Master et Doctorat.
Dans cette optique, l’intersyndicale a sollicité l’implication des autorités provinciales pour la mécanisation des nouvelles unités (NU), une catégorie du personnel non prise en charge par le Trésor public.
« Ce mémorandum met en lumière plusieurs questions d’intérêt national touchant à l’amélioration des conditions de travail et de vie du personnel universitaire, notamment l’application des nouveaux barèmes salariaux, l’épuration de la paie complémentaire, la prime de recherche, la dotation en véhicules des professeurs, la situation des assistants et chefs de travaux engagés dans les formations de troisième cycle (DEA/Master et Doctorat), ainsi que la mécanisation des nouvelles unités, entr autres », peut-on lire dans ce document.
En mai dernier, le Président Tshisekedi avait ordonné la suspension des nouvelles revalorisations de primes pour les catégories d’agents déjà régulièrement rémunérés, tout en préservant les engagements issus des accords avec les partenaires sociaux et certains ajustements barémiques.
Il avait aussi interdit la mise en place de nouvelles commissions ou de structures permanentes afin de limiter l’apparition de nouvelles lignes de dépenses susceptibles d’alourdir la masse salariale.
Les économies attendues et l’enveloppe additionnelle prévue par le projet de loi des finances rectificative 2026 devraient, d’après les orientations présidentielles, être prioritairement destinées à la prise en charge progressive des agents certifiés et réguliers, mais non encore mécanisés.
Mont Carmel NDEO



























































