Le paysage politique congolais s’enrichit d’une nouvelle dynamique depuis la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, La Dynamique des Femmes Leaders de l’Opposition pour le Changement (DFLOC) y a officialisé son installation ce samedi 15 août 2026. La cérémonie de sortie officielle a été présidée par l’Honorable Princesse Dominique Munongo Inamizi, députée nationale, présidente et figure de proue de cette plateforme.
Selon la présidente, Dominique Munongo INAMIZI, La Dynamique des Femmes Leaders de l’Opposition Congolaise (DFLOC), ambitionne de propulser la femme congolaise au cœur des décisions publiques en lui offrant les espaces, la formation et l’autonomie nécessaires. Conçue comme un carrefour d’idées et d’actions, cette plateforme inclusive rassemble toutes les forces féminines de la nation — de l’opposition, de la société civile, du monde universitaire et de l’entrepreneuriat — pour transformer leur diversité culturelle et politique en un puissant levier de développement national.

Loin d’une logique de confrontation stérile, l’engagement de la DFLOC s’inscrit dans une démarche d’opposition républicaine, constructive et responsable, axée sur le dialogue et la recherche de l’intérêt général. À travers un crédo pragmatique résumé en cinq piliers fondamentaux — réfléchir, informer, former, proposer et agir —, le mouvement s’attèle à renforcer les compétences d’une nouvelle génération de femmes intègres, capables de substituer aux simples constats des solutions concrètes pour le bien de leurs communautés.
La DFLOC ambitionne de fédérer l’ensemble des femmes de l’opposition autour d’un objectif unique : le changement de la gouvernance en République démocratique du Congo. À l’issue de ce rassemblement qualifié de hautement stratégique par les organisatrices, une déclaration politique majeure a été lue. Son message central est sans équivoque : le respect strict de la Constitution.
Les femmes, actrices clés de la paix et de la sécurité
Placée sous le thème « Femmes, paix, sécurité et responsabilité : pour une République démocratique, stable et inclusive », la déclaration de la DFLOC s’appuie directement sur la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les leaders de la dynamique rappellent que les femmes congolaises ne doivent plus être reléguées au rang de simples victimes des crises à répétition. Elles revendiquent leur place légitime comme actrices à part entière des solutions et des grandes décisions nationales.

Face à l’insécurité persistante, aux déplacements massifs de populations et aux violences subies par les femmes et les enfants, la plateforme appelle à un sursaut national basé sur la transparence et le dialogue. La DFLOC se dit d’ailleurs prête à participer activement à tout dialogue national inclusif touchant à l’avenir institutionnel et à la cohésion du pays.
Un « Non » catégorique au changement constitutionnel
Sur le plan institutionnel, la position de la DFLOC est ferme. Dans le contexte de guerre et de précarité sociale actuel, la priorité absolue du pouvoir public doit demeurer la restauration de la paix, la protection des civils et la défense de l’intégrité territoriale.
Par conséquent, la dynamique se positionne contre toute initiative visant à modifier ou changer la Constitution de la République dans les circonstances actuelles. Elle exige que toute évolution politique majeure découle d’un processus transparent, participatif et respectueux de la souveraineté du peuple.
Fin des violences politiques sexistes et exigences claires
La déclaration de Lubumbashi dénonce également les attaques personnelles, la stigmatisation et les campagnes de discrédit qui ciblent les femmes engagées dans la gestion de la chose publique. Pour la DFLOC, ces pratiques constituent un recul démocratique inacceptable.
En conclusion, la dynamique formule une série d’exigences claires adressées aux institutions de la République, notamment :
- Une participation effective des femmes aux mécanismes de paix
- Une information transparente du peuple sur les décisions nationales.
- Un dialogue politique réellement inclusif.
- Une protection accrue des civils dans les zones de conflit.
« La DFLOC ne se veut ni spectatrice ni simple dénonciatrice. Elle entend réfléchir, informer, former, proposer et agir », prévient le collectif. Un message fort lancé directement au Chef de l’État, au Parlement et au Gouvernement pour faire de la participation des femmes une exigence démocratique non négociable.
Il y a lieu de noter que, Le comité national est composé de :
- Presidente : l’hon. Princesse Dominique MUNONGO INAMIZI
- 1ère V-Pdte : l’hon. Bijou GOYA Kitenge (Sénatrice honoraire)
- 2ème V-Pdte : Mme Antoinette BILALI
- Rapp. : L’hon. Sona Kamitatu (Senatrice honoraire)
- Trésorière : Me Élisabeth NYOMBO.
JAMES KABWE



























































