La situation épidémiologique en République démocratique du Congo continue de préoccuper au plus haut point les autorités sanitaires. Selon le dernier rapport de situation publié par l’Institut national de santé publique (INSP), le bilan cumulé de la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola vient de franchir un nouveau cap dramatique.
Désormais, le pays enregistre un total de 6 843 cas confirmés et déplore 3 310 décès depuis le début de la déclaration de la flambée. Avec un taux de létalité global qui s’établit à 48,4 %, le virus tue près d’une personne infectée sur deux, confirmant la virulence de la souche Bundibugyo qui sévit actuellement dans la région.
Malgré la lourdeur de ce bilan, les équipes de la riposte notent une lueur d’espoir sur le front de l’extension géographique : aucune nouvelle zone de santé n’a été affectée au cours des dernières 24 heures. Le virus reste pour l’instant circonscrit à 6 provinces et 61 zones de santé, principalement concentrées dans les régions du nord et de l’est du pays, l’Ituri demeurant le principal foyer actif.
Sur le plan de la prise en charge, les structures médicales spécialisées accueillent actuellement 833 patients en isolement ou hospitalisés. Par ailleurs, les efforts des personnels de santé portent leurs fruits pour une partie des malades : 21 patients ont été officiellement déclarés guéris au cours de la seule journée d’hier, portant le nombre total de personnes ayant survécu au virus à 1 611 depuis le début de l’épidémie.
JAMES KABWE




























































