La Police nationale congolaise (PNC) a transféré mercredi à l’Auditorat militaire de Kinshasa trois groupes de présumés criminels interpellés dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité urbaine dans la capitale.
Selon un communiqué du Commissariat provincial de la PNC/Kinshasa, 27 personnes au total ont été présentées avant leur transfert devant les autorités judiciaires militaires.
Elles sont réparties en trois groupes : 22 présumés « Kuluna », deux individus soupçonnés de se faire passer pour des policiers et trois autres personnes présentées comme des faussaires spécialisés dans le ravissement de motos.
Le premier groupe est constitué de 22 personnes qualifiées par la police de présumés « Kuluna ». Leur interpellation intervient dans le cadre des opérations de sécurisation menées contre les bandes urbaines accusées d’opérer notamment avec des armes blanches ou à feu.
La PNC affirme poursuivre ses opérations afin de réduire les actes de criminalité urbaine qui alimentent le sentiment d’insécurité dans plusieurs quartiers de Kinshasa.
Le deuxième groupe comprend deux personnes soupçonnées d’avoir usurpé la qualité de policiers. D’après les éléments communiqués par la police, elles auraient été interpellées dans la commune de Mont-Ngafula alors qu’elles étaient en possession d’une arme.
Les circonstances dans lesquelles cette arme aurait été détenue ainsi que les activités qui leur sont attribuées devront désormais être examinées dans le cadre de la procédure judiciaire.
Le troisième groupe est composé de trois personnes que la police présente comme des présumés faussaires spécialisés dans le ravissement de motos.
Selon les premiers éléments communiqués, ces suspects auraient utilisé une fausse qualité de policier pour s’emparer de motos appartenant à des particuliers.
À l’occasion de la présentation des suspects, le commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu a appelé la population à collaborer avec les forces de sécurité en signalant les personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités criminelles.
« La population doit collaborer avec les forces de sécurité en dénonçant tous ces inciviques qui vivent avec elle », a-t-il déclaré, selon les informations fournies par la police nationale congolaise.
Le transfert à l’Auditorat militaire marque ainsi une nouvelle étape dans la procédure. Il appartient désormais à la justice d’examiner les faits reprochés aux personnes concernées et de déterminer leurs éventuelles responsabilités.
HERVÉ KABWATILA




























































